Qui est vraiment apte à conduire ?

Publié le 14 Juillet 2000 à 2h00 par Dr Philippe Presles
Apparemment presque tout le monde : les suppressions de permis pour cause médicales ne concernent que 17000 personnes par an.

En France, en dehors de l'examen initial pour le permis de conduire (limité à ceux qui décrivent des problèmes de santé sur leur questionnaire d'inscription), les examens médicaux réguliers ne sont obligatoires que pour les chauffeurs professionnels (transport en commun, taxis, poids lourds, ambulances) et pour les conducteurs à problèmes ou infractionnistes. Ces derniers représentent 40% des effectifs contrôlés (sur 900.000 au total).

Sur l'ensemble de ces contrôles, seuls 17.000 seront déclarés inaptes, soit moins de 2% des gens. Les inaptitudes sont déclarées dans 60% des cas pour alcoolisme et dans 20% des cas pour troubles neuropsychiatriques.

Cela paraît très peu quand on connaît le nombre d'accidents de la route liés à l'alcool. Cela permet en tout cas de bien mettre en évidence les deux pathologies majeures considérées comme risquées au volant: l'alcoolisme et les troubles psychiques graves.

L'importance de la vue

Les autres pathologies pouvant représenter un danger au volant concernent en premier lieu les troubles de la vue. Ceci paraît normal dès lors que l'on considère que la vue fournit 90% des informations nécessaires à la conduite.

Les troubles de la vue sont évidemment la myopie et l'hypermétropie, mais aussi les troubles de la vision binoculaire (les deux yeux étant nécessaires pour apprécier les reliefs et les distances) et la cataracte. Dans cette dernière, la cornée devient progressivement opaque: la diminue la vue et les patients sont exposés à des éblouissements.

Mots-clés : Conduire, Yeux
Source : Bulletin de l'ordre des médecins - juin 2000