Qi Gong ou Tai Chi ?

Publié par Nathalie Giraud le Lundi 29 Juillet 2013 : 11h24

Vous êtes toujours à la recherche d’une activité physique intéressante ? Voici deux gymnastiques chinoises ancestrales qui offrent des perspectives différentes et passionnantes. Décryptage.



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Le Qi Gong et le Tai Chi viennent d’être officiellement reconnues par l’Académie de Médecine de Paris comme des thérapies complémentaires (mars 2013). Ce rapport, bien que timide comparé au potentiel de ces deux pratiques, a le mérite d’élargir le champ de la médecine occidentale pour le bien des patients et pour la réduction de la prise médicamenteuse. C’est également une réponse à l’initiative prise par les 37 hôpitaux français AP-HP, qui ont décidé d’inclure ces activités physiques dans leur plan stratégique des quatre prochaines années (en plus de l’acupuncture, l’hypnose et l’ostéopathie). Et c’est une excellente nouvelle.

Le Qi Gong, une branche de la médecine traditionnelle chinoise


Cette discipline datant de plus de 3000 ans se réfère aux méridiens énergétiques qui parcourent le corps, de l’extrémité des orteils jusqu’au sommet du crâne, en passant par les trois réservoirs d’énergie (les Dan Tian), situés dans le ventre, la poitrine et la tête. Le Qi Gong fait circuler l’énergie grâce à un ensemble d’exercices corporels pleins de douceur, que l’on fait debout, assis ou même couché. Le travail du souffle y est très présent, et cette respiration va ensuite rythmer chaque posture statique et chaque mouvement, avec le contrôle de l’inspiration et de l’expiration. Toujours dans le plus grand calme, on travaille le haut du corps (où siègent les tensions et le stress), le centre du corps avec la colonne vertébrale (pour renforcer l’énergie vitale et les organes), puis le bas du corps avec les hanches et les membres inférieurs (pour l’enracinement, la stabilité et la force des jambes). Les spécificités sont nombreuses, avec une place pour la méditation et la visualisation mentale, afin de diriger le «Qi» (l’énergie) à l’intérieur de l’organisme.

Au Temps du Corps à Paris*, un lieu de culture chinoise qui invite régulièrement les grands maîtres de Qi Gong de l’Université de Pékin, on peut pratiquer plus d’une dizaine de Qi Gong différents, dont celui qui est étudié pour les femmes et pour les enfants. Sont enseignés aussi des exercices pour aider à mincir, et ces enchaînements baptisés «les 6 cercles» sont notamment proposés à la Thalassothérapie de Carnac**, avec un cours à part entière d’une heure.

*www.tempsducorps.org

**www.thalasso-carnac.com


Le Qi Gong : pour qui ?


Cette pratique douce convient bien aux personnes de tous âges qui recherchent un meilleur équilibre dans leur vie, autant physique que psychologique, pour les aider à chasser le stress, la fatigue, le surpoids ou les émotions négatives. Effet favorable aussi sur l’asthme et en cas de bronchopneumopathie par exemple. Le Qi Gong optimise l’entretien de la santé en général, avec de nombreuses répercussions, notamment sur l’hypertension artérielle ou encore sur la qualité de vie des insuffisants cardiaques.

À lire : Qi Gong au féminin, du docteur Martine Depondt-Gadet, Éditions Chariot d’Or. 
Écrit par un médecin acupuncteur, ce livre qui s’adresse aux femmes est un excellent outil pour s’initier au Qi Gong et comprendre quelques subtilités. C’est un mode d’emploi pour tous les âges de la vie, avec des exercices simples à faire chez soi, le tout guidé par des photos. 20 €.

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Le Tai Chi, un art martial interne

Salle de Sport de Bercy à Paris : Madame Lac Le-My* enseigne le Tai Chi de l’école Chen, du nom du village de la province du Ho-Pei, où fût codifié, au 17ème siècle, le système d’auto-défense bien connu des villageois. Le Tai Chi Chuan prit corps, inspiré notamment par un traité des Arts Martiaux du XVIe siècle. Dès le premier cours pour débutant, on est initié aux mouvements de défense car chacun des enchaînements a un but martial, même s’il n’y a pas de confrontation entre deux personnes. Pendant le cours, on suit en solo les mouvements souvent circulaires et répétés du professeur. Fluidité, souplesse et coordination sont au centre du travail corporel. Puis, on essaye le mouvement en contact avec un autre élève. On comprend mieux alors la subtilité de la pratique car il suffit d’un geste précis et minimaliste pour déstabiliser un adversaire qui use uniquement de la force physique. C’est pourquoi le Tai Chi est un art martial interne : il agit d’abord psychiquement et non physiquement. Le cours est un savant mélange de calme, de dynamisme et de techniques précises jusqu’à la position des cinq doigts réunis pour faire «le simple fouet».
 *www.hunyuanfrance.com

Le Tai Chi, pour qui ?


À tous ceux et celles qui recherchent une activité physique originale pour développer l’équilibre, la concentration et la vigilance : excellent pour la réduction du risque de chutes, également en cas de lombalgies et de fibromyalgie. Le travail physique est plus soutenu que dans le Qi Gong, et l’on développe une bonne force musculaire des membres inférieurs car la quasi-totalité des mouvements se fait en posture fléchie. À la fin du cours, on ressent très bien le travail intense malgré la douceur des mouvements.

À lire : Taï Chi Chuan, de James Kou et Éric Yiou, Éditions Marabout.
 Les 85 mouvements du Tai Chi sont ici expliqués pas à pas, avec des photos et des conseils précis pour bien exécuter les enchaînements à domicile. C’est l’œuvre pratique d’un professeur de Tai Chi et d’un maître de conférence à l’Université Paris XI. 15,99 €, le coffret livre + CD. 


Publié par Nathalie Giraud le Lundi 29 Juillet 2013 : 11h24
Source : Qi Gong ou Tai Chi ? article du Magazine Côté Santé n°79 de juillet 2013
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