Psoriasis : coeur à surveiller

Le psoriasis est une maladie de la peau fréquente qui augmente le risque d'infarctus du myocarde, particulièrement chez les plus jeunes. Cette nouvelle donnée suggère qu'il faut rechercher systématiquement chez les personnes atteintes de psoriasis, la présence de facteurs de risque cardiovasculaire dans le but de les modifier.
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Psoriasis et infarctus du myocarde : des maladies inflammatoires et immunitaires

Le psoriasis est une maladie inflammatoire et immunitaire qui affecte 2 à 3% de la population. Cette maladie de la peau se manifeste par des plaques rouges et une multiplication accélérée des cellules de l'épiderme.

Les maladies cardiovasculaires présentent, elles aussi, des composantes inflammatoires et immunitaires. C'est ainsi qu'un lien entre psoriasis et infarctus du myocarde a été suggéré puis vérifié par certaines études.

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Le risque d'infarctus du myocarde est plus élevé en cas de psoriasis

La dernière en date a porté sur une cohorte issue de la population générale, âgée de 20 à 90 ans. Plus de 557.000 sujets témoins ont été comparés à 127.000 personnes atteintes d'un psoriasis léger et 3.800 ayant un psoriasis sévère. Dans la population témoin, 2% des sujets ont présenté un infarctus du myocarde, contre 2,9% chez les personnes ayant un psoriasis sévère.

Les auteurs constatent que le risque d'être victime d'un infarctus du myocarde est plus élevé en cas de psoriasis. Ce risque est le plus important chez les jeunes et lorsque la maladie est sévère. Ainsi, plus le psoriasis est sévère, plus le risque est important. Mais parallèlement, il diminue avec l'âge. Mais même à 60 ans, il reste plus élevé que dans la population générale.

En pratique, chez les personnes jeunes atteintes d'une forme sévère de psoriasis, les facteurs de risques cardiovasculaires doivent être recherchés, surveillés et modifiés : éviter le surpoids, le tabagisme, la sédentarité, surveiller la glycémie, le taux de cholestérol et la tension artérielle.

Publié par Rédaction E-sante.fr le Lundi 30 Octobre 2006 : 01h00
Source : Gelfand J. et coll., JAMA, 296 (14) : 1735-41, 2006.