Prudence avec les nouveaux animaux de compagnie : ils multiplient les zoonoses !

Les nouveaux animaux de compagnie (rongeurs, reptiles, singes, serpents, batraciens, renards …) prolifèrent et avec eux de nouveaux risques pour la santé. Les responsables sanitaires viennent de formuler des mises en garde contre ces zoonoses (maladie de l'animal transmissible à l'homme), parmi lesquelles ont déjà été signalées : la rage, la peste et la tuberculose.
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Aujourd'hui, les nouveaux animaux de compagnie représenteraient près des deux tiers des 50 millions d'animaux domestiques. Avec ces nouveaux compagnons, entrés plus ou moins légalement en Europe, des risques sanitaires non négligeables apparaissent. A titre d'exemple, une roussette d'Egypte, une chauve-souris vendue dans une animalerie française, est morte de la rage. Cette maladie étant difficile à détecter durant la période d'incubation, près de 120 personnes ont dû être vaccinées après contamination. Ajoutons que ces chauves-souris tropicales sont également connues pour porter des virus mortels, dont celui d'Ebola présent en Afrique. Autre exemple, les chiens de prairie, des écureuils importés en Europe depuis quelques années, sont reconnus dans leurs terres natales nord-américaines comme réservoir de la peste et une épizootie a effectivement sévi en 2000 sur l'ensemble de ce territoire. Ce n'est pas fini, le phalanger renard, un marsupial, est devenu le réservoir de la tuberculose bovine en Nouvelle-Zélande. Les oiseaux sont régulièrement porteurs de Chlamydia et les reptiles de salmonelle.

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Le nombre de zoonoses se multiplie

Il y a cinquante ans, le nombre de zoonoses connues étaient de 150. Il s'élève aujourd'hui à près de 180 en raison de la multiplication des nouveaux animaux domestiques. Si les infections transmises par les oiseaux en captivité ne semblent pas s'élargir, il n'en est pas de même avec l'importation et le contact des singes. En effet, par l'intermédiaire des primates, le risque de contaminations nouvelles augmente régulièrement. Plus particulièrement, les anthropoïdes représentent un des réservoirs les plus inquiétants. Potentiellement porteurs sains de nombreux parasites et autres agents infectieux, ils peuvent développer une zoonose silencieuse, dont les symptômes passent inaperçus, mais pouvant être transmise par exemple par l'intermédiaire de leurs excréments à l'occasion d'un stress (capture, transport, autre maladie …).

Il est donc conseillé de bien réfléchir aux conséquences, notamment aux risques encourus pour sa santé, et celle des autres, avant d'adopter un de ces animaux. Il est également recommandé de prendre garde à leur provenance et de vérifier si leur vente est autorisée.

Publié par Rédaction E-sante.fr le Lundi 11 Juin 2001 : 02h00