Produits de beauté : le bio est-il fait pour vous ?

Publié le 21 Octobre 2011 | Mis à jour le 10 Mars 2016 par Marion Garteiser, journaliste santé
© Istock

Si la tendance bio est un bienfait en général, dans les cosmétiques elle ne va pas sans inconvénients. De nombreuses personnes à la peau sensible ou sujettes aux allergies ont essayé le bio… et en sont revenues. Quelques conseils d'utilisation des produits de beauté bio.

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Produits bio : naturel ne rime pas toujours avec douceur…

Ce qui est naturel n'est pas forcément doux ou sans danger. Au contraire, on trouve dans les plantes des principes actifs qui peuvent être agressifs. Les produits de beauté bio sont aussi souvent plus allergisants que ceux qui sortent de l'industrie, pour la simple raison que ces derniers sont travaillés pour être mieux supportés.

Dernier problème : les parabens et autres conservateurs si décriés pour leur effet sur la santé ont l'intérêt d'éviter que nos produits de beauté soient colonisés par des bactéries et des champignons, pouvant être responsables d'irritations ou de réactions de la peau. C'est pourquoi, même si l'on cherche un mode de vie plus durable et plus respectueux de la nature, le choix des cosmétiques bio n'est pas le bon pour tout le monde.

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Et les cosmétiques faits maison ?

Faire chez soi ses produits cosmétiquesbio est aussi très tendance. Il est toujours agréable d'avoir sa crème faite sur mesure, ou d'offrir à d'autres un produit pensé pour eux. Et c'est vrai que pour être certaine du côté bio de toutes les composantes, le mieux est encore de les choisir soi-même. Mais pour les dermatologues, cette mode n'a pas que des bienfaits, comme l'explique le Pr Dominique Tennstedt, dermatologue aux Cliniques universitaires Saint-Luc : "Nous voyons parfois arriver des patientes qui ont eu la peau abîmée par des produits faits maison. Dans ces cas, nous ne connaissons ni la composition précise, ni bien souvent la nature exacte des ingrédients. Il est alors difficile de poser un diagnostic précis ou de conseiller un traitement".

Source : Pr Dominique Tennstedt, dermatologue aux Cliniques Saint-Luc à Bruxelles