Un produit minceur suspect dans la mort d’un homme

Après avoir acheté et consommé un «brûleur de graisses», un homme est décédé d’un infarctus du myocarde. Problème : il n’avait aucun antécédent médical. Et le complément alimentaire en question n’est pas autorisé à la vente en France !
© getty

Une enquête est en cours

La Direction Générale de la Santé demande à toute personne ayant consommé du Burnemax® 3000 – le produit suspecté – de se rendre chez son médecin. Elle demande également à ceux qui en auraient chez eux, de ne pas y toucher. Des analyses sont en cours par des laboratoires officiels, pour vérifier la composition exacte de ce complément alimentaire suspecté d’avoir causé un décès.

Une question de synéphrine ?

Alors que l’éphédrine a été interdite dans les produits à visée minceur en raison de ses effets délétères sur le cœur, aucune mesure similaire ne concerne la synéphrine, une molécule pourtant très proche. Et c’est justement cette dernière que l’on trouve dans Burnemax® 3000 (et d’autres produits amincissants), sous le nom de «Citrus Aurantium» (orange amère), une plante qui en contient. Une lacune surprenante et qui mérite la plus grande vigilance de la part des consommateurs : ce n’est pas parce qu’un produit contient des substances naturelles qu’il est forcément sans danger…

Cet article vous a intéressé ?

Recevez encore plus d'infos santé, en vous abonnant à la quotidienne de E-sante.

Votre adresse mail est collectée par E-sante.fr pour vous permettre de recevoir nos actualités. En savoir plus.