Préparer son enfant à une hospitalisation...

Un million d'enfants sont opérés chaque année. Etre endormi puis opéré n'est jamais vécu comme un événement anodin. Appendicite, végétations ou accident sans gravité, que dire à son enfant avant une opération bénigne ?
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A chaque âge, ses craintes

De six à dix ans, les peurs ne sont pas les mêmes. Les plus jeunes sont confrontés à l'angoisse de la séparation, parfois vécue comme un réel abandon au moment où ils ont le plus besoin de leurs parents. Or en France, la famille n'a pas le droit d'être présente lors de l'anesthésie. Il importe donc de bien préparer l'enfant : « surtout, ne pas mentir, insiste Françoise Galland, directrice de Sparadrap. Le parent doit dire à l'enfant qu'ils vont être séparés avant son endormissement, mais qu'il sera là à son réveil, ou peu après. Et tenir ses engagements. » Les plus grands ont peur de mourir ou de ne plus être comme avant. A tout âge, l'enfant peut craindre la piqûre et vivre l'opération comme une punition. Il est essentiel de lui faire comprendre qu'il n'a rien fait de mal, que l'intervention est nécessaire à son bien-être et que ses parents sont d'accord avec la décision des médecins.

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Tout dire ?

S'il importe de ne pas mentir, même par omission, car l'enfant perdrait confiance en l'adulte, il n'est pas nécessaire de tout détailler. Mieux vaut éviter des termes traumatisants comme « couper » ou « trancher ». Il suffit d'être attentif aux craintes et aux interrogations du petit, d'y répondre, et de lui expliquer les différentes phases de son séjour à l'hôpital. Même s'il est désagréable de lui avouer qu'il risque de souffrir à son réveil, le lui cacher aurait des conséquences néfastes : « d'après plusieurs études, les enfants préparés à la douleur sont moins stressés que ceux à qui on n'a rien dit ou menti », souligne Françoise Galland. En expliquant à l'enfant que les médecins, les infirmières et ses parents seront là pour s'occuper de lui et calmer sa douleur, cette dernière sera vécue avec moins d'appréhension. Enfin, en l'absence de droit établi, la famille peut aussi négocier avec le personnel hospitalier de rester dormir avec l'enfant…

Publié le 26 Février 2003
Auteurs : Psychonet Production
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