Pour 60% des ex-fumeurs, il est facile de s'arrêter !

Publié par Rédaction E-sante.fr le Lundi 18 Juin 2001 : 02h00
Pour 75% des anciens fumeurs l'arrêt du tabac est un « événement marquant » de la vie. Mais selon un sondage, 60% déclarent qu'il est facile de s'arrêter de fumer !
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Aujourd'hui, la population des fumeurs est bien connue. En revanche, peu de données sont disponibles sur les ex-fumeurs. Pourtant, certaines informations permettant de mieux comprendre les mécanismes de l'arrêt et les étapes déterminantes, pourraient être utiles aux candidats au sevrage.

Un sondage de la SOFRES a été réalisé auprès de 1.668 anciens fumeurs français de plus de 15 ans (ayant fumé quotidiennement au moins 10 cigarettes et arrêté depuis au moins un an). La population d'anciens fumeurs est estimée à 7 millions, contre 10 millions de fumeurs, et la santé représente la motivation à l'arrêt la plus fréquemment invoquée. Viennent ensuite : se prouver que l'on en est capable, la peur de la maladie, constater que l'on est de plus en plus souvent malade, en avoir assez de fumer, injonction du conjoint, à cause d'un enfant et en dernier, sur le conseil du médecin. Le médecin joue pourtant un rôle puisque parmi les 16% d'ex-fumeurs qui ont bénéficié d'une aide, 33% ont été suivi par un médecin dont 6% par une structure médicale spécialisée, 44% ont utilisé des substituts nicotiniques, 6% ont fait appel à la thérapie de groupe, 3% à des antidépresseurs ou anxiolytiques et 41% à d'autres traitements comme l'hypnose ou l'acupuncture.

Près de 55% ont arrêté de fumer dès la première tentative, 84% n'ont pas eu besoin d'aide, 60% ont trouvé cela facile et seuls 17% pensent qu'ils risquent de refumer. Ceux qui ont dû faire plusieurs tentatives (en moyenne trois fois avec des arrêts de 10 mois) estiment que c'est la force de la motivation qui fait la différence. En règle générale, ils ont tenté leur premier arrêt plus tôt que les « mono-arrêts », à 31 ans contre 37 ans, et se sont arrêtés définitivement plus tardivement. La majorité d'entre eux attribue les rechutes à l'entourage (55%), à l'envie de fumer (38%), à l'essai de consommation occasionnelle (33%) ou au stress (20%).Cependant, comment faut-il interpréter ces chiffres, lesquels proviennent exclusivement d'une population de fumeurs ayant arrêté leur tabagisme, et qui de sucroît ont été commandités par un cigarettier ?

Ensemble des spécialités (Total de 4.490)

Majeur ou important

2.815

62,7%

Modéré ou faible

840

18,7%

Insuffisant

835

18,6%

Publié par Rédaction E-sante.fr le Lundi 18 Juin 2001 : 02h00
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