Pilule et risque cardiovasculaire : le point

Le risque cardiovasculaire attribué à la pilule reste discuté. Une analyse de la littérature publiée apporte des éléments convaincants sur ce sujet. Une occasion de rappeler les contre-indications de contraception orale par oestro-progestatifs.
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Toutes les pilules estroprogestatives augmentent légèrement le risque de phlébite

Toutes les pilules contraceptives combinées, c’est-à-dire associant les deux hormones estrogènes et progestérone, sont associées à un risque de thrombose veineuse.

Également appelée phlébite, la thrombose veineuse correspond à la formation d’un caillot sanguin dans une veine. Ce caillot peut entraver la circulation sanguine et favoriser l’apparition de varices. Bien plus grave, le caillot peut migrer dans la circulation puis boucher une artère pulmonaire et provoquer une embolie pulmonaire.

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Toutefois, les risques de phlébite associés à la pilule sont très faibles et les complications graves sont très rares.

Le risque de thrombose veineuse profonde est plus élevé avec les pilules de dernière génération

Il faut également savoir que les risques de thrombose veineuse varient selon le type de pilules.

Il est ainsi deux fois plus faible avec les pilules de 2e génération qu’avec les pilules de 3e et 4e génération, mais reste inférieur au risque chez la femme enceinte. En effet, la grossesse représente aussi une situation bien connue à risque accru de phlébite.

À titre d’exemple, le risque d’accident thromboembolique veineux est de :

  • 60 cas pour 100.000 femmes enceintes.
  • 40 cas pour 100.000 femmes sous pilule de 3e ou 4e génération.
  • 20 cas pour 100.000 femmes sous pilule de 1ère ou 2e génération.
  • 5 à 10 cas pour 100.000 femmes ne prenant pas la pilule.

Autrement dit, les risques restent faibles, même avec les pilules de dernière génération et ils sont surtout présents lors de la première année d’utilisation du contraceptif.

Publié le 03 Octobre 2005 | Mis à jour le 06 Septembre 2016
Auteur(s) : Dr Philippe Presles
Source : Baillargeon J.
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P. et coll., J. Clin. Endocrinol. Metab., 90 : 3863-70, 2005.