Perte du goût et de l'odorat
Le goût et l'odorat sont intimement liés.Les papilles gustatives perçoivent les sensations de sucré, de salé, d'amer et d'acide, tandis que l'odorat détermine la nature de la substance.Par exemple, c'est la langue qui détecte le sucré, mais c'est le nez qui permet d'identifier le chocolat ou le caramel.
Sommaire

Perte du goût et de l'odorat : Examens

Le médecin tentera d'établir l'origine et la gravité de la perte du goût ou de l'odorat.

Il procédera donc à un examen de la cavité nasale à la recherche de troubles mécaniques ou physiologiques.

Il examinera également la cavité buccale et la gorge afin de vérifier les amygdales (des débris alimentaires peuvent s'accumuler dans les cavités et donner un mauvais goût dans la bouche) et il effectuera un examen neurologique pour s'assurer qu'il n'y a pas d'atteinte des nerfs crâniens.

Une vérification de l'appareil digestif est aussi indiquée, car les gens qui ont des régurgitations ont souvent un mauvais goût dans la bouche.

Des tests d'allergie, une tomodensitométrie des sinus et une formule sanguine constituent les principales investigations de base.

L'olfactométrie (test pour détecter certaines odeurs) est parfois nécessaire pour préciser le diagnostic.

Perte du goût et de l'odorat : Traitement

Anosmie et hyposmie

  • Infections ou inflammations.

    Elles seront traitées par des antibiotiques ou des médicaments à base de cortisone (en vaporisateur nasal, notamment).

    Dans ce cas, le goût et l'odorat sont rapidement retrouvés.

  • Polypose nasosinusale.

    L'administration de courte durée de corticoïdes par voie orale rétablit habituellement l'odorat dans les 72 heures.

    Le traitement est poursuivi à long terme par une corticothérapie locale par pulvérisation nasale.

    Le traitement local est continué ad vitam tant qu'il donne de bons résultats.

    Ce n'est qu'en cas d'échec nécessitant plus de 2 cures courtes de corticoïdes par voie orale que la chirurgie d'exérèse des polypes est envisagée.

    Cette chirurgie peut être associée à une corticothérapie locale.

    Notons toutefois que la polypose nasosinusale est chronique et exige un suivi régulier, car elle a fortement tendance à récidiver.

     
  • Traumatisme crânien ou intervention chirurgicale au niveau du cerveau.

    Comme les nerfs crâniens de l'odorat ne se régénèrent pas, les personnes qui ont subi un traumatisme crânien ou une intervention neurologique ne doivent guère espérer retrouver leur odorat si celui-ci n'est pas revenu au bout de six mois.

  • Médicaments et traitements médicaux.

    Les choses rentrent ordinairement dans l'ordre à la fin du traitement.

  • Maladie neurologique ou diabète.

    La récupération est rarement possible, car les dommages sont habituellement trop graves.

  • Inhalation de produits toxiques.

    La perte de l'odorat des suites de l'inhalation de produits toxiques n'est malheureusement pas toujours récupérable; tout dépend de la gravité de l'atteinte.

    C'est pourquoi, dans les milieux industriels où l'on utilise des produits dangereux (le gaz naturel, par exemple), les travailleurs ayant perdu l'odorat doivent être identifiés afin qu'on les équipe de moyens de détection des vapeurs nocives.

  • Diminution de l'odorat (hyposmie).

    Pour l'hyposmie sans problème médical apparent, on peut s'attendre à retrouver l'odorat un an ou deux après l'apparition de la perte de ce sens.

    La cortisone peut apporter une certaine amélioration.

Cacosmie objective

Généralement, les infections bactériennes répondent bien aux antibiotiques et les choses rentrent dans l'ordre.

Une chirurgie est pratiquée pour enlever les tumeurs nasales nécrotiques.

Dans les cas d'atrophie chronique de la muqueuse nasale, des onguents à base d'hormones sont utilisés pour diminuer la formation des croûtes purulentes.

Cacosmie subjective et phantosmie

Les médicaments aident habituellement à maîtriser les symptômes des troubles mentaux et de l'épilepsie.

En cas de lésion ou de tumeur cérébrale, on entreprend le traitement adéquat et la récupération des sens dépend alors de la gravité de l'atteinte.

Perte ou altération du goût seulement

De façon générale, le traitement des troubles dentaires, des infections ou des maladies, la maîtrise du diabète, la fin de la médication et des traitements contre le cancer permettent de régler le problème.

Pour ce qui est du tabagisme et de l'alcool, la récupération du goût dépendra de la gravité des dommages infligés aux papilles gustatives.

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Guide: 

Source : Guide familial des symptômes sous la direction du Dr André H. Dandavino - Copyright Rogers Media, 2005