La participation au dépistage organisé du cancer colorectal en baisse

Publié le 24 Mars 2014 par La Fondation ARC
Selon l’Institut de veille sanitaire (InVS), la participation au dépistage organisé du cancer colorectal a reculé en 2012-2013.Seconde cause de décès par cancer en France, le cancer colorectal peut être guéri dans 90 % des cas, s’il est détecté précocement…
PUB
© getty

Seulement 31 % de participation au dépistage du cancer colorectal

Fixé à l’échelle européenne, le taux de participation de 45 % au dépistage représente le minimum acceptable pour que les bénéfices, en termes de santé publique, justifient l’organisation de ce dépistage.

Recul de la participation au dépistage du cancer colorectal

En 2012-13, la moyenne française a chuté de 2,2 %, avec un taux de participation de 31 %. Une tendance en recul, donc, avec un taux plus faible chez les hommes (29,1 %) que chez les femmes (32,8 %). Le principal constat de cette étude est la grande disparité de la participation sur l’ensemble du territoire : une douzaine de départements s’approchent ou dépassent la barre des 45 % alors que 32 sont en dessous des 30 %.

PUB

De fortes disparités régionales

PUB

Ces disparités s’expliquent en partie par le fait que tous les départements n’ont pas été inclus en même temps dans le programme de dépistage. Une plus grande antériorité - les premières campagnes ont eu lieu entre 2002 et 2006 - est en général synonyme de meilleure participation.

Si d’autres facteurs restent à identifier pour expliquer ces disparités géographiques, il est aussi indispensable d’agir sur les causes de la faible participation générale. Dans cette optique, l’arrivée avant fin 2014 du nouveau test immunologique, en remplacement du test Hémoccult II®, laisse envisager une meilleure adhésion au programme grâce à une mise en œuvre simplifiée.

Près de 5 millions de tests ont été réalisés au cours de cette période 2012-2013, dont 105 000 se sont révélés positifs, entraînant, le cas échéant, la réalisation d’une coloscopie en examen complémentaire.

Source : Fondation ARC - Institut de veille sanitaire (InVS).
PUB
Contenus sponsorisés

A lire aussi

Mars bleu, mois de mobilisation contre le cancer colorectal

Pourquoi participer au dépistage du cancer colorectal ?

Dépistage du cancer colorectal : le nouveau test immunologique prévu dès mars 2015

Cancer colorectal : trop peu de Français se font dépister

Dépistage du cancer : des progrès, mais le compte n'y est pas

Cancer colorectal : les personnes de 50 à 74 ans invitées à un dépistage

Plus d'articles