Le paracétamol, un médicament anti-douleur inefficace contre les douleurs lombaires

© Istock

Le paracétamol, tel que le très célèbre Doliprane®, est prescrit en première intention contre les douleurs lombaires et celles liées à l’arthrose. Or les études se multiplient indiquant que ce type de médicamentanti-douleur ne ferait pas mieux qu’un placebo pour soulager le mal de dos ou l’arthrose…

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Le paracétamol ne soulage pas les douleurs lombaires ni l’arthrose

Doliprane®, Efferalgan®, Dafalgan® sont des spécialités à base de paracétamol, l’anti-douleur le plus utilisé. Le paracétamol est également classiquement prescrit pour traiter les douleurs lombaires et celles liées à l’arthrose. Mais cette publication ayant porté sur l’analyse de plus d’une dizaine d’études sur le sujet et sur plus de 3.500 patients au total, remet en cause l’efficacité du paracétamol dans cette indication. Pourtant, de nombreux critères ont été considérés, comme l’intensité de la douleur, le handicap, la qualité de vie, la sécurité du patient, l’observance au traitement, etc. Mais au final, la prise de paracétamol n’a permis d’en améliorer aucun. Ainsi, ce médicament ne fait pas mieux qu’un placebo pour atténuer les douleurs, excepté au niveau du genou, seule et unique localisation où une légère amélioration des douleurs a été constatée sous paracétamol.

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Arthrose et douleurs lombaires : faut-il réviser les recommandations ?

De telles données remettent en cause les recommandations de prise en charge des douleurslombaires et de l’arthrose. Ne faut-il pas orienter les patients directement vers des molécules plus efficaces, d’autant plus que les prises fréquentes de paracétamol finissent par entraîner des effets secondaires au niveau du foie ?

Rappelons que l’arthrose est liée à une usure mécanique des articulations entraînant des douleurs parfois très intenses. Or on ne sait pas guérir de l’arthrose. À défaut, on recourt à des prises en charge qui permettent de soulager les douleurs : mesures hygiéno-diététiques (alimentation, perte de poids, activités physiques régulières…), kinésithérapie, port d’une canne, d’orthèses… Mais aussi prise de paracétamol en première intention puis d’anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS) en cures courtes et à la dose minimale efficace. Enfin la chirurgie peut aussi apporter un soulagement et améliorer la mobilité.

Publié par Rédaction E-sante.fr le Jeudi 02 Avril 2015 : 09h20
Mis à jour le Jeudi 02 Avril 2015 : 12h13
Source : Roberts E. et coll., Ann Rheum Dis doi:10.1136/annrheumdis-2014-206914, http://ard.bmj.com/content/early/2015/02/09/annrheumdis-2014-206914.full. HAS, Actualités & Pratiques – N° 57 – Mars 2014.
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