L’orgasme, c’est quoi exactement ?
Publié le 04 Mai 2012 à 10h56 par Dr Catherine Solano

L’orgasme, c’est difficile à expliquer

Le mot orgasme vient d’un mot grec signifiant "bouillir d’ardeur". Ce phénomène est plus facile à décrire, à observer qu’à définir.

L’orgasme, c’est physique

Féminin ou masculin, l’orgasme est une décharge physique après une tension d’excitation.

Il se manifeste sous la forme du relâchement brusque de tensions neuromusculaires.

Le moment où l’orgasme se déclenche est le point le plus haut de l’excitation sexuelle, et pendant l’orgasme, cette tension diminue.

L'orgasme est un réflexe involontaire. Il se produit dans la zone sexuelle lorsqu'il commence, une salve de 3 à 12 contractions involontaires, rythmiques, espacées de 7/10èmes de seconde au début, puis s’espaçant. Les premières contractions sont plus fortes puis vont en s’amenuisant.

Les autres manifestations plus individuelles de l’orgasme peuvent être très variables : cris, gémissements, grimaces ou silence profond, tremblements, réactions musculaires involontaires de décharge dans les jambes, morsure, pleurs, éclats de rire, voire parfois une perte de connaissance sont des manières d’orgasmer.

Comment se traduit l’orgasme chez l’homme ?

Il produit la plupart du temps (mais pas systématiquement) une éjaculation.

A ce moement, chez l'homme, les muscles de l’urètre, de la prostate, des vésicules séminales se contractent.

Comment se traduit l’orgasme chez la femme ?

Il produit des contractions des muscles autour du vagin, et de l’utérus lui-même.

Chez certaines femmes que l’on nomme femmes-fontaines, il est à l’origine de ce que l’on appelle l’éjaculation féminine, extériorisation par l’urètre de fluide en jet à chaque contraction.

L’orgasme, c’est aussi dans le cerveau

Ce que l’on observe dans le corps, au moment de l’orgasme, est déclenché par des phénomènes se produisant dans le cerveau. Et les émotions sont peut-être plus importantes encore que le phénomène physique.

Certains auteurs, comme Desjardins, parlent d’ailleurs « d’orgaste », nom donné à l’orgasme physique déclenché par des stimulations génitales.

Pour ces auteurs, l’orgasme serait un orgaste associé au lâcher-prise émotionnel permettant d’atteindre la jouissance, le plaisir émotionnel profond, loin de la seule décharge de tension physique.

Les orgasmes sont tous différents...

Selon qu’il s’agisse d’un homme ou d’une femme, du moment où il se produit, de l’intensité de l’excitation, de la qualité de la relation, de la fatigue, de la personnalité, l’orgasme peut se révéler très différent.

Certains orgasmes sont intenses, voire brutaux, d’autres orgasmes sont doux, certains sont rapides comme l’éclair, d’autres durent plusieurs dizaines de secondes, certains sont agréables ou d’autres presque douloureux, certains joyeux et d’autres plutôt tristes, certains orgasmes sont très localisés à la zone sexuelle alors que d’autres embrasent le corps entier.

Aussi ne peut-on décrire que les réactions communes, ce qui n’en dit qu’une petite partie.

Que se passe-t-il après l'orgasme ?

Dès la fin de l’orgasme se produisent des changements qui ramènent l’organisme à un état de repos.

Chez l’homme, l’érection disparaît, la peau du scrotum se détend, les testicules redescendent dans les bourses, l’érection des mamelons cesse, les rougeurs de la peau disparaissent, la respiration et le rythme cardiaque ralentissent.

Chez la femme, la zone sexuelle se décongestionne, l’utérus prend une position plus basse, les petites lèvres retrouvent une coloration plus pâle et dégonflent, les aréoles des seins diminuent de largeur et l’érection des mamelons cesse, les rougeurs de la peau disparaissent, la respiration et le rythme cardiaque diminuent.

L’orgasme est donc à la fois très bien documenté scientifiquement sur le plan des réactions physiques tout en restant toujours aussi mystérieux sur le plan émotionnel.

Il est intéressant de suivre les recherches contribuant à mieux comprendre ce phénomène du plaisir sexuel afin d’utiliser ces connaissances pour délivrer des blocages les personnes souffrant de dysfonctions orgasmiques ou augmenter le plaisir des personnes déjà « fonctionnelles ».

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Mots-clés : Orgasme