L'OMS formule ses recommandations pour se préparer à la deuxième vague de la pandémie de grippe A

Face à la montée en puissance de la pandémie de grippe A dans l'hémisphère nord, L'Organisation mondiale de la santé a présenté, à la fin du mois d'août, ses recommandations tirées d'un premier bilan des "flambées actuelles".
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Grippe A : se préparer à deuxième vague de la pandémie

L'OMS estime ainsi que "la surveillance des flambées dans différentes régions du monde donne des informations permettant de tirer des conclusions provisoires sur l'évolution probable de la pandémie au cours des prochains mois". Au vu de ces enseignements, l'organisation internationale "conseille aux pays de l'hémisphère Nord de se préparer à une seconde vague de propagation pandémique de grippe A", ce qui est au demeurant déjà fait, à des degrés divers, dans la plupart d'entre eux. Pour leur part, les pays tempérés situés dans l'hémisphère sud - et qui se préparent donc à entrer dans le printemps - doivent néanmoins rester vigilants.

L'OMS juge également que la pandémie va persister dans les prochains mois. Elle confirme le sentiment qui s'installe depuis quelques semaines : "Dans leur immense majorité, les patients continuent d'avoir une maladie bénigne. Bien que l'infection par ce virus puisse prendre des formes graves, voire mortelles, aussi chez les jeunes normalement en bonne santé, le nombre de ces cas reste faible". De plus, les études n'ont pas détecté de signes de mutation du virus de la grippe A (H1N1) vers une forme plus virulente ou plus mortelle.

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Ces "tendances encourageantes" ne doivent cependant pas faire oublier que la pandémie pourrait toucher un très grand nombre de personnes. Le caractère plus bénin du virus par rapport à ce qui était redouté au départ n'exclut pas que l'infection puisse prendre des formes graves, voire mortelles chez certaines personnes. Cette situation amène l'OMS à recommander la vigilance sur un certain nombre de points.

C'est le cas notamment de la surveillance de l'apparition d'éventuelles pharmacorésistances (diminution de la sensibilité à un médicament). De même, l'OMS souligne les risques d'insuffisance respiratoire sévère provoqués par le virus chez certaines personnes, qui peuvent entraîner - comme on l'a constaté dans l'hémisphère sud - un brusque afflux de patients dans les services de soins intensifs. De façon plus large, l'OMS insiste sur l'existence de groupes vulnérables, qui doivent faire l'objet d'une attention particulière. C'est le cas des femmes enceintes, mais aussi des personnes présentant certains états pathologiques accroissant le risque de maladie grave ou mortelle, comme les pneumopathies (l'asthme en particulier), les maladies cardiovasculaires, le diabète et l'immunosuppression (disparition des défenses immunitaires). Certaines populations présentent également - à taux d'infection égal - un risque plus élevé d'hospitalisation. C'est en particulier le cas des minorités et des populations autochtones.

Publié le 14 Septembre 2009
Auteur(s) : Hopital.fr