A la ménopause, le risque cardiovasculaire augmente !

Publié le 20 Mars 2006 à 1h00 par Rédaction E-sante.fr
Les maladies cardiovasculaires représentent la première cause de mortalité chez les femmes aussi ! Pourtant, elles n'ont pas conscience de ce risque et continuent à penser que le risque cardiovasculaire est typiquement masculin. Or la réalité est là : une femme sur trois en meurt contre une sur vingt-cinq pour le cancer du sein.
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Une Française sur trois meurt d'une maladie cardiovasculaire !

Les hormones ne protègent plus les femmes des pathologies du coeur et des vaisseaux. En effet, l'apparition de nouveaux facteurs de risque, essentiellement le tabagisme, l'obésité et la sédentarité, modifient la donne. De plus, au moment de la ménopause, le risque monte en flèche. Avec la

  • pression artérielle qui tend à s'accroître,
  • quelques kilos en plus,
  • une modification des graisses corporelles et de leur répartition
  • une hausse du cholestérol,
  • l'augmentation de la résistance à l'insuline et
  • l'apparition du syndrome métabolique dont le premier facteur indicateur est la hausse du tour de taille,... la femme devient particulièrement vulnérable.Il est donc essentiel de se préoccuper de ce risque qui ne fait qu'augmenter avec l'arrivée de la ménopause. Et le mieux est de s'en occuper avant cette étape de la vie.

Peut-on prévenir une maladie cardiovasculaire ?

Oui, les mesures préventives sont bien connues et efficaces. Elles consistent tout simplement à lutter contre les facteurs de risque modifiables : • arrêt du tabac ;• surveillance régulière et le cas échéant lutte contre l'hypertension artérielle, l'excès de cholestérol, le diabète et l'obésité ;• lutte contre la sédentarité ;• alimentation pauvre en graisses d'origine animale et riche en fruits et en légumes (5 portions par jour).Ces facteurs sont responsables de 90% du risque de premier infarctus ! Hélas, ils ne sont pas connus des femmes et elles sont très peu nombreuses à envisager un suivi médical et des examens de dépistage comme prévention.

Lutter contre les idées reçues en matière de risque cardiovasculaire

Si les femmes ignorent courir un risque cardiovasculaire, celui-ci est également sous-estimé par les médecins. A titre d'exemple, les hommes auraient 42% de chances supplémentaires de se voir prescrire un traitement contre le cholestérol par rapport aux femmes dans la même situation.En cas d'infarctus, les symptômes sont un peu différents chez les femmes, ce qui entraîne encore souvent des retards de diagnostic. Autre particularité, l'infarctus, plus rare chez les jeunes femmes, est plus dangereux que chez l'homme : dans la tranche d'âge 30 à 67 ans, il y aurait deux fois plus de risque de décès pour les femmes que pour les hommes. La seule solution consiste à informer les femmes et à les inciter à consulter un spécialiste et à se faire suivre. Certaines évaluations régulières sont essentielles : taux de cholestérol, tension artérielle, glycémie, poids, etc.

Source : Fédération française de cardiologie / Observatoire national Pfizer, mars 2006.