Médicaments contre le mal des transports : encore un usage détourné

Après les sirops contre la toux, ce sont les médicaments contre le mal des transports comme Mercalm et Nausicalm, dont l’usage détourné inquiète les autorités.

Les médicaments contre le mal des transports sont dangereusement utilisés comme des drogues

Des cas d’intoxication et de dépendance liés à un usage inadéquat de médicaments destinés à prévenir ou traiter le mal des transports ont été rapportés par le réseau des Centres d’évaluation et d’information sur la pharmacodépendance (CEIP). Trois médicaments sont incriminés : Nautamine (diphénhydramine), Mercalm (diménhydrinate) et Nausicalm (diménhydrinate), tous des antihistaminiques H1 visant à lutter contre les nausées et les vomissements.

Les enquêtes d’addictovigilance indiquent qu’ils sont employés à des fins récréatives principalement par des adolescents ou des jeunes adultes, ou encore par des patients souffrant de troubles psychotiques ou atteints de dépendance. Or la consommation détournée de ces médicaments peut entrainer des complications graves, comme des troubles neurologiques (troubles de la mémoire, hallucinations, agitation, tremblements), des troubles cardiaques (tachycardie, douleur thoracique), un syndrome de sevrage ou atropinique (sècheresse buccale, oculaire, troubles de l’accommodation, constipation, rétention urinaire, excitation, confusion mentale, hallucinations, hyperthermie, coma, dépression respiratoire).

Mercalm et Nausicalm ne sont plus en vente libre

Dès octobre 2015, le signalement de cas d’abus avait mené l’Agence de sécurité du médicament (Ansm) à retirer de la vente libre en pharmacie les deux spécialités Mercalm et Nausicalm (Nautamine n’a jamais été en vente libre). Il n’est donc plus possible d’acheter sans ordonnance aucun de ces trois produits. Malgré tout, certaines personnes continuent à s’en procurer et à les utiliser comme une drogue. L’Agence « demande aux professionnels de santé d’être particulièrement vigilants face à toute demande qui semblerait suspecte et émanant en particulier d’adolescents ou de jeunes adultes ».

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Source : Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (Ansm), Mercalm, Nausicalm (diménhydrinate), Nautamine (diphénhydramine) : Risque d’abus et d’usage détourné - Point d'information du 21 mars 2016.