Médicaments contre la DMLA : Avastin® contre Lucentis®

Encore une drôle d’histoire dans le monde du médicament : l’Avastin® vient d’être interdit, imposant dans le traitement de la DMLA (dégénérescence maculaire liée à l’âge, une forme de cécité), le recours à un médicament similaire mais beaucoup plus cher… Face à la consternation des ophtalmologues, la Ministre de la Santé, Marisol Touraine, a annoncé une révision de cette situation.

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DMLA : des médicaments plus ou moins coûteux

L’Avastin® est un médicament utilisé couramment dans les services hospitaliers d’ophtalmologie, hors autorisation de mise sur le marché (AMM), car moins coûteux que son homologue le Lucentis®, qui revient à environ 800 euros la dose contre 50 euros pour l’injection d’Avastin®.

Or ce dernier vient d’être interdit mi-juillet, suite à plusieurs signalements d'infections de l'œil, consécutives à des injections de préparation d'Avastin®.

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Pourtant, de nombreuses études démontrent l'équivalence entre ces deux médicaments, l'Avastin® et le Lucentis®.

Vers une révision de l’interdiction de l’Avastin®

Officiellement, l'Avastin® n'est employé que dans le traitement de certains cancers, notamment digestifs. Mais en pratique, ce médicament est utilisé en ophtalmologie, et donc hors AMM, pour traiter la DMLA, l'œdème maculaire dû au diabète et l'œdème maculaire causé par une occlusion des veines derrière la rétine. Et pour cause, ce médicament agit de la même façon que le Lucentis® en s'attaquant à la croissance des vaisseaux sanguins, tout en étant beaucoup moins cher.

Pour remédier à cette situation, Marisol Touraine, Ministre de la Santé, a affirmé avoir demandé que soit envisagée une extension de l'autorisation de mise sur le marché de l'Avastin® et que parallèlement, soit réexaminé le prix du Lucentis®.

À défaut, le budget des hôpitaux ne permettra plus de fournir le Lucentis®, lequel sera acheté en pharmacie par les patients et remboursé par l’Assurance maladie, entraînant un surcoût collectif…

Publié le 02 Août 2012 | Mis à jour le 02 Août 2012
Auteurs : Rédaction E-sante.fr
Source : Le Figaro 31 juillet 2012.
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