Des jeux vidéo d'action au secours de certaines dyslexies ?

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Chez certains dyslexiques, une étude anglaise suggère le recours aux jeux vidéo dans la rééducation.

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Il existe plusieurs formes de dyslexies

Normalement, à chaque fois que l’on voit ou que l’on entend quelque chose, un signal est envoyé au cerveau qui doit comprendre ce dont il s’agit et lui donner du sens. Mais il peut exister des petits dysfonctionnements de ce système qui permet de d’analyser et de traiter les informations captées par nos cinq sens, ce qui aboutit à différentes perturbations.

La dyslexie est la plus connue d’entre elles et l’on compte environ 5 % d’élèves dyslexiques, à des degrés divers. Elle s’explique par une difficulté toute particulière pour conceptualiser les sons, les associer aux lettres correspondantes et les mémoriser.

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Plusieurs formes de dyslexie existent : dans la forme la plus fréquente, les enfants dyslexiques ont du mal à établir la relation entre les lettres et un son. Mais parfois, c’est plutôt la forme de la lettre qui est mal reconnue, soit en raison de troubles oculomoteurs, soit en raison de difficultés à focaliser l’attention sur les lettres et les mots.

C’est dans ce sous groupe de dyslexiques que les jeux vidéo pourraient être les plus utiles.

Un déficit d’attention visuel

Des chercheurs anglais ont mesuré les temps de réponse à des stimuli visuels ou auditifs présentés alternativement, chez 17 adultes dyslexiques. Sans surprise, leur délai de traitement de l’information s’est avéré plus long que chez des non dyslexiques. Mais les chercheurs ont aussi noté que ce délais variait, selon que le stimuli visuel précédait ou suivait le stimuli auditif : le traitement des informations ne serait donc pas identique, selon l’ordre dans lequel les informations se présentent !

Etant donné que les jeux vidéo obligent le cerveau à traiter rapidement des informations auditives et visuelles dans un ordre aléatoire, ces chercheurs en ont conclu qu’ils pourraient être utiles pour entraîner le cerveau. A suivre

Publié par Nathalie Szapiro, journaliste santé le Lundi 24 Février 2014 : 08h59
Mis à jour le Lundi 24 Février 2014 : 09h59
Source : «Current Biology», www.cell.com/current-biology/abstract/S0960-9822(14)00062-1
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