Hamamélis de Virginie

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L’hamamélis (Hamamelis virginiana) est la plante souveraine de la circulation sanguine et des troubles associés. On la recommande contre les jambes lourdes, les hémorroïdes, les varices mais aussi contre la couperose ou l’inflammation cutanée.

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Noisetier des sorcières

Originaire de l’est de l’Amérique du Nord, l’hamamélis est également parfois appelé « noisetier des sorcières » (notamment en Grande-Bretagne). Il s’agit d’un arbrisseau, dont les feuilles ressemblent fortement à celles du noisetier et qui produit des fleurs jaunes caractéristiques en automne. L’hamamélis était déjà utilisé par les Amérindiens pour ses propriétés médicinales. Il fut introduit en Europe comme ornement. La phytothérapie utilise ses feuilles et son écorce riches en tanins et en flavonoïdes.

Des propriétés sur la circulation sanguine

Les vertus de l’hamamélis sont largement reconnues. À la fois vasoconstricteur (qui resserre les vaisseaux), anti-inflammatoire et astringent (qui resserre les tissus) – notamment grâce à la présence d’un tanin spécifique : l’hamamélitanin – il est parfois surnommé la « digitaline des veines ».

On le conseille pour traiter les troubles de la circulation veineuse : varices, hémorroïdes, sensation de jambes lourdes et fourmillements. Il est également employé en cosmétique pour lutter contre l’inflammation cutanée, la couperose et les micro-varicosités. On l’utilise également en lotion oculaire pour reposer et rafraichir. On fait parfois mention de son utilisation en cas d’eczéma.

En usage interne, on le recommande parfois dans le traitement de la diarrhée, des vomissements, mais aussi des hémorragies utérines.

L’usage de l’hamamélis est reconnu par les autorités de santé : l’Organisation Mondiale de la Santé mentionne comme « cliniquement établie » son utilisation comme « topique pour des lésions mineures de la peau, les ecchymoses et entorses, l'inflammation locale de la peau et des muqueuses, les hémorroïdes et les varices » (1).

La commission E (commission allemande de phytothérapie) (2) et L’ESCOP valident sensiblement les mêmes usages. L’ESCOP mentionne également son usage dans la sensation de jambes lourdes.

L’Agence européenne du médicament ajoute l’utilisation du distillat en cas de sècheresse oculaire et d’irritation cutanée (3).

Guide: 

Publié le 16 Juillet 2015 | Mis à jour le 08 Avril 2016
Auteurs : Audrey Gast
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