Gynécologie : l'anneau vaginal contre la sécheresse intime et les règles trimestrielles
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La pilule contraceptive ne provoque que des pseudo-règles

Les contraceptions œstroprogestatives (association des hormones œstrogènes et de la progestérone), lorsqu’elles sont fondées sur le rythme "21 jours de pilule-7 jours d’arrêt" créent des "hémorragies de privation", qui n’ont rien à voir avec les règles. Sans aucun intérêt physiologique, elles peuvent au contraire être source de souffrance pour bon nombre de femmes (maux de têtes, syndrome prémenstruel douloureux, règles abondantes, anémie etc.).

Dr Brigitte Letombe : « Dès lors qu’une femme est sous pilule contraceptive, les règles n’existent plus. Sous la pression sociale et culturelle, les pilules mises sur le marché il y a une cinquantaine d’années mimaient le cycle menstruel naturel. Surtout depuis les années 2000 avec les contraceptions moins dosées et progestatives pures qui permettent une absence de règles, les femmes acceptent et même revendiquent de plus en plus de ne plus avoir à subir les "règles". Si le médecin prend le temps d’expliquer que la pilule bloque l’ovulation, l’absence de danger et de conséquence sur le retour à la fertilité même après des années, alors beaucoup de femmes sont convaincues et soulagées par la levée de cette contrainte inutile. Les pilules sont devenues si peu dosées que la muqueuse de la paroi de l’utérus (l’endomètre) ne s’épaissit pas, contrairement aux premières pilules, fortement dosées. Inutile alors d’évacuer cet endomètre en faisant saigner chaque mois les vaisseaux qui le vascularisent. »

Il y a un an, la pilule contraceptive Seasonique®, qui permet d’être réglée tous les trois mois, arrivait en France. Elle aura mis dix ans à traverser l’Atlantique. En cet automne 2016, ça n’est pas tant la date anniversaire de sa commercialisation que sa participation à une évolution des mentalités :les femmes n’ont plus à subir la contrainte que représentent les règles. Seasonique® a cependant du mal à percer, du fait principalement de l’absence de remboursement.

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Source : (1) J Sex Med 2013 ; 10 : 1790-99 ; (2) CNGOF, 33ème journées nationales Paris, 2009 ; (3) Lancet 2000 Mar 11;355(9207):922-4 ; (4) Contraception 2003 Jan;67(1):1-8 ; (5) European Journal of Contraception & Reproductive Health Care, march 2016. (6) collectées par la Caisse nationale de l'assurance maladie des travailleurs salariés , BMJ 2016;353:i2002
D’après un entretien avec le Dr Brigitte Letombe, praticien hospitalier en gynécologie médicale et médecine de la reproduction, au CHRU Jeanne de Flandre (Lille) 
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