Grossesse et fausse couche : c'est le stress !

La fausse couche lors des trois premières semaines de la grossesse est un évènement fréquent que les experts peinent à expliquer. Il semblerait aujourd'hui qu'une grande partie des cas de fausse couche soit tout simplement due au stress maternel.

Les avortements spontanés sont fréquents

La plupart des avortements spontanés se produisent en tout début de grossesse, au cours des trois premières semaines qui suivent la conception. C'est un phénomène qui est très fréquent (entre 31% et 89% de toutes les conceptions) mais qui passe le plus souvent inaperçu. Les spécialistes de l'évolution considèrent les fausses couches spontanées comme un moyen naturel d'éliminer les embryons défectueux, malformés ou encore les grossesses débutées dans des conditions trop difficiles.

Quels sont les mécanismes ?

Les pathologies et l'incompatibilité immunologique permettent d'expliquer certains avortements spontanés mais pas l'intégralité. C'est ainsi que l'hypothèse du stress maternel a été avancée. Celle-ci vient enfin d'être étayée par une équipe de chercheurs qui ont suivi durant un an une soixantaine de femmes ayant déjà donné naissance à un premier enfant et souhaitant mettre en route une deuxième grossesse. Durant cette période, 22 grossesses ont été enregistrées, dont 9 ont été menées à terme et 13 ont abouti à un avortement spontané précoce (entre 13 et 47 jours après l'ovulation).Les urines matinales ayant été prélevées, les auteurs ont examiné l'association entre les fausses couches et les taux de cortisol urinaire maternel pendant les trois premières semaines qui ont suivi la conception. Rappelons que le cortisol est un excellent marqueur biologique du stress, également appelé « hormone du stress ».

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Source : Nepomnaschy P.A. et coll., Proc. Natl. Acad. Sci. USA, édition accélérée en ligne, 22 février 2006.