Les femmes fontaines, un orgasme au plaisir profond…
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Qu’est-ce qui déclenche ce phénomène de femmes fontaines ?

Cette éjaculation féminine est déclenchée par l’orgasme. Environ 10 % des femmes ont déjà connu ce phénomène, régulièrement pour certaines, et de manière occasionnelle pour d’autres. Toutes les femmes s’accordent à reconnaître que cet évènement est lié à un très grand plaisir, un lâcher-prise plus important qu’habituellement, à une confiance en l’amant. Un certain nombre d’hommes savourent ce phénomène, car il leur semble attester de leur qualité d’amant exceptionnel !

Sur le plan mécanique , il semble que cet orgasme particulier puisse surtout être déclenché par la stimulation du point G, zone du vagin située à l’avant, et relativement proche de son entrée, à environ 3 à 4 cm de profondeur seulement.

Femmes fontaines, mais d’où vient ce liquide ?

La première hypothèse est qu’il vient des glandes para urétrales (ou glandes de Skène) que l’on qualifie aussi de « prostate féminine ». Ce sont de petites glandes situées autour de l’urètre qui sécrètent un fluide particulier. Il est probable qu’une partie du liquide expulsé par les femmes fontaines provienne de cette source. Cependant, l’explication ne semble pas suffisante. En effet, ces glandes para urétrales sont de toutes petites glandes qui ne pourraient jamais fournir une quantité de liquide suffisante pour provoquer le phénomène de jet de certaines femmes fontaines. Il semble donc que le reste du liquide provienne de la vessie. La stimulation du point G stimule l’urètre sous la vessie, et inhiberait un réflexe vésical, aboutissant à une expulsion en plusieurs jets.

Pourtant, une question persiste le liquide expulsé ne ressemble pas à de l’urine. Est-ce parce qu’il contient du fluide des glandes para urétrales, ou est-ce que pendant l’amour, les reins fabriqueraient un liquide différent de l’urine. Ces questions restent ouvertes et la recherche en sexologie a encore bien des questions sur lesquelles travailler…

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Source : Kilchevsky, A., Vardi, Y., Lowenstein, L. and Gruenwald, I. (2012), Is the Female G-Spot Truly a Distinct Anatomic Entity?. Journal of Sexual Medicine, 9: 719–726. 
Jannini, E. A., Whipple, B., Kingsberg, S. A., Buisson, O., Foldès, P. and Vardi, Y. (2010), Who's Afraid of the G-spot?. Journal of Sexual Medicine, 7: 25–34. 
Cartwright, R., Elvy, S. and Cardozo, L. (2007), ORIGINAL RESEARCH—women’s sexual health: Do Women with Female Ejaculation Have Detrusor Overactivity?. Journal of Sexual Medicine, 4: 1655–1658.
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