La fellation, c'est quoi exactement ?

Publié le 07 Avril 2016 par Dr Catherine Solano
Lorsqu’on parle de la fellation, le terme semble à certains si technique qu’il existe de multiples expressions populaires pour qualifier cette pratique sexuelle orale : pipe, pipounette, pompier, turlutte, sucette, gâterie ; on parle encore de tailler une pipe, de sucer… Alors, en quoi consiste exactement cette pratique ?
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La fellation, définition

Il s’agit d’une pratique orale sexuelle effectuée sur un homme par sa (ou son) partenaire au cours de laquelle des stimulations sexuelles sont délivrées sur le sexe masculin par la bouche, les lèvres, la langue. Ces stimulations peuvent consister en des baisers, des caresses suivis d’une pénétration du pénis dans la bouche et mimant ensuite les mouvements de va-et-vient du coït.

En cela, la fellation est considérée comme une relation sexuelle à part entière et non comme un préliminaire. C’est la raison pour laquelle, pour la justice, une fellation imposée n’est pas une agression sexuelle mais un viol car il existe une pénétration sexuelle lors de cette pratique.

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La fellation, complète ou non ?

Lors de la fellation, l’homme peut ou non aller jusqu’à l’éjaculation dans la bouche de sa partenaire. En cas d’éjaculation intra buccale, il existe un risque relativement élevé de transmission des infections sexuellement transmissibles, qu’il s’agisse du VIH/Sida, hépatite B, des blennorragies (gonococcie), syphilis, herpès, et de la plupart des infections sexuellement transmissibles.

C’est pourquoi il est fortement recommandé d’utiliser un préservatif lors de cette pratique.

En cas d’éjaculation à l’extérieur, le risque est diminué pour les IST, mais il n’est pas nul.

Fellation, quelle est la pratique réelle ?

Dans l’étude « Contexte de la sexualité en France (2006), un peu plus de 80 % des hommes et des femmes affirmaient avoir déjà expérimenté la fellation. Et plus de la moitié des français disent l’avoir pratiquée au cours des 12 derniers mois.

En 1972, la fellation était moins pratiquée, puisque 60 % des hommes et 55 % des femmes avaient à l’époque déjà expérimenté la sexualité orale.