Faute de moyen, 3.000 patients polyarthritiques attendent leur traitement

Depuis quelques temps déjà, une nouvelle classe de molécules permet de traiter très efficacement la polyarthrite rhumatoïde. Or, elle n'est prescrite qu'en milieu hospitalier et n'est pas remboursée par la Sécurité Sociale. En raison d'un manque de crédits hospitaliers, ces nouveaux médicaments ne sont donc pas accessibles aux 3.000 malades les plus gravement touchés.
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La polyarthrite rhumatoïde est une maladie grave qui atteint peu à peu toutes les articulations et handicape fortement dans la vie quotidienne. Depuis quelques mois, de nouveaux médicaments, dont le Remicade, permettent de traiter avec succès certains patients gravement atteints et résistants à toutes les autres prises en charge. Sur les 400.000 malades, les rhumatologues estiment qu'environ 40.000 devraient être traités de toute urgence, et particulièrement les 3.000 patients les plus sévèrement touchés.

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Hélas, ces molécules prescrites à l'hôpital coûtent très chères (70.000 F/an/malade) et ne sont pas remboursées par la Sécurité Sociale. Les hôpitaux doivent donc financer eux-même les traitements des malades. Mais faute de budget suffisant, seuls 1.500 malades ont pu être traités en 2001. De plus, le financement du Ministère de la Santé, promis pour le mois juillet dernier, se fait encore attendre. Malheureusement, sans argent, les hôpitaux seront très bientôt obligés d'interrompre les traitements. Les médecins ne cachent pas leur colère : l'urgence est là, les médicaments également, mais les moyens ne sont pas au rendez-vous ! Pourtant, il existe un droit du malade, celui d'être soigné correctement avec les médicaments qui existent !

Publié par Dr Philippe Presles le Vendredi 28 Septembre 2001 : 02h00