Excision et chirurgie reconstructrice du clitoris : l’opération de l’espoir
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Les limites de la réparation de l’excision

Toutes les femmes n’obtiennent cependant pas un aussi bon résultat. Si la majorité des femmes sont heureuses de ne plus ressentir de douleurs génitales ou sexuelles, et sont soulagées d’avoir une vulve anatomiquement normale. Le plaisir, lui, n’est pas systématiquement présent après l’intervention. Certaines femmes excisées avaient conservé l’accès à des orgasmes clitoridiens, car la partie non excisée de leur clitoris, même enfouie, reste présente et réactive. Chez ces femmes, la réparation peut au contraire bloquer l’accès à l’orgasme, parfois pour plusieurs années.

D’autre part, chez des femmes excisées, le traumatisme psychologique de l’excision est tel que la réparation physique n’aura pas d’effet réparateur suffisant. Leur corps se souviendra et la réparation est parfois même ressentie comme une agression supplémentaire de cette zone très investie émotionnellement.

Ainsi, comme pour toute chirurgie, le bon chirurgien sera toujours celui qui pose les bonnes indications opératoires. Autrement dit, celui qui sait répondre à cette question : l’opération va-t-elle vraiment aider cette femme qui se trouve devant moi…

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Source : (1) L’excision consiste à retirer tout ou partie du clitoris et/ou des petites lèvres.
(2) L’infibulation est une ablation totale ou partielle de l’appareil génital féminin, avec suture ou rétrécissement de l’ouverture vaginale.
(3) Awa a été opérée par le Dr Martin Caillet, gynécologue au CHU Saint-Pierre, à Bruxelles.