Entre 15 et 25 ans, un repas sur deux est pris devant un écran

Selon une enquête Ipsos les habitudes alimentaires des jeunes Français sont plutôt inquiétantes.

Grignotage, repas sauté, faible consommation de fruits et légumes, petit-déjeuner négligé, sédentarité et repas pris devant la télé ou l’ordinateur, sont autant de facteurs qui contribuent à la progression du surpoids et de l’obésité.

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D’inquiétantes habitudes alimentaires chez les jeunes de 15-25 ans

Cette enquête Ipsos a été menée auprès de 1.000 Français âgés de 15 à 25 ans pour une entreprise de conseils « Doing good, doing well ».

On constate ainsi quun jeune Français sur deux (61%) prend ses repas devant un écran, au moins une fois sur deux.

Doit-on être surpris ? 55% des jeunes gens interrogés affirment avoir grandi dans des familles où les repas étaient pris devant la télévision. Ensuite, une fois entrés dans la vie active, six jeunes sur dix déclarent être contraints de déjeuner sur le pouce sur leur lieu de travail, tandis que nombre d’entre eux prennent aussi souvent leurs repas à des horaires décalés.

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Toutes ses mauvaises habitudes favorisent la prise de poids, contribuant à expliquer pourquoi aujourd’hui deux jeunes sur dix présentent un surpoids ou une obésité, soit 20% contre 8% en 1995.

Les horaires et les conditions de prise des repas ne sont hélas pas les seuls facteurs susceptibles d’expliquer la forte progression du surpoids :

  • les jeunes boivent souvent des sodas pendant les repas (23%),
  • un sur trois ne fait pas de sport (38%),
  • quasiment la moitié (48%) "zappent" le petit-déjeuner au moins un matin sur deux (et lorsque petit-déjeuner il y a le temps consacré est en moyenne de 9 minutes),
  • 32% sautent la pause déjeuner,
  • 38% seulement consomment tous les jours à la fois des fruits et des légumes,
  • et enfin, le stress les pousse souvent à grignoter.

Il faut dire que l’alimentation n’est pas un poste de dépenses prioritaire pour les ados et les jeunes adultes qui font passer bien avant leurs dépenses vestimentaires et de téléphonie mobile.

Cette enquête souligne aussi un certain manque de lucidité puisqu’un tiers des jeunes affichant un poids excessif se jugent « minces » ou « de corpulence normale ».

Autrement dit, trois jeunes en surpoids sur dix n’ont pas conscience de leur excès pondéral

Publié par Rédaction E-sante.fr le Vendredi 12 Octobre 2012 : 13h44
Mis à jour le Jeudi 03 Janvier 2013 : 16h19
Source : Enquête Ipsos/Logica Business Consulting réalisée du 15 au 25 septembre via l'Access Panel Online d'Ipsos. Méthode des quotas.
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