Elle meurt après que son cancer ait été pris pour le COVID-19

Beth Pattison, une maman de 27 ans, est décédée d’un cancer alors que les médecins lui assuraient que sa toux persistante était due au coronavirus. Sa famille appelle à une meilleure prise en charge des personnes ayant déjà eu des cancers pendant cette période de COVID-19.
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Beth Pattison “n’est pas une victime du COVID-19, elle est une victime des circonstances provoquées par le COVID-19”, estime sa famille. Et en effet, si le coronavirus n’était pas dans les esprits de tous, et en particulier ceux des médecins, son cancer aurait peut-être été diagnostiqué plus tôt

Deux médecins ont assuré qu’elle avait le covid-19 et non un cancer

La Britannique, qui avait déjà combattu deux cancers du sein en 2016 et 2017, s’est fortement inquiétée en mars 2020 face à une toux persistante. Craignant le retour de la maladie, elle est allée voir un médecin généraliste. Pour le praticien, il s'agissait d'un symptôme du COVID-19 qui commençait à se propager au Royaume-Uni, et non d'une nouvelle récidive.

Ses symptômes ont persisté. En raison de l’épidémie et du confinement, la jeune femme a eu beaucoup de mal à avoir un rendez-vous avec d’autres professionnels de la santé. Elle a finalement réussi à obtenir une consultation téléphonique avec un oncologiste deux mois plus tard. Encore une fois, elle s’est entendue dire une nouvelle fois que ses troubles ne devaient pas être provoqués par un cancer, mais par le COVID-19. Si le coronavirus fait trembler le monde, cette nouvelle confirmation à soulager Beth Pattison. Néanmoins, ses difficultés respiratoires ont empiré au fil des semaines, et elle a dû être conduite aux urgences.


L’hôpital a mis une semaine pour envisager un cancer

La maman d’un petit garçon de 5 ans a été admise à l’hôpital le 8 juin pour une pneumonie puisque le test de dépistage pour le coronavirus était revenu négatif. Pendant son hospitalisation, deux autres analyses ont été faites : les résultats restaient toujours négatifs. Il a finalement fallu une semaine supplémentaire pour que les médecins envisagent la piste du cancer pour cette jeune femme pourtant porteuse connue de la mutation du gène BRCA1.

Lorsque les résultats sont revenus le 24 juin, les médecins ont mesuré la gravité de la situation. Le cancer de la patiente, avait récidivé une nouvelle fois. Il touchait cette fois-ci ses ovaires et ses poumons

Avoir un diagnostic posé n’a pas pu la sauver, malheureusement. Elle est décédée à l’hôpital Freeman de Newcastle le 27 juin après avoir fait un arrêt cardiaque alors que l’équipe médicale tentait de la plonger dans un coma artificiel. 

Elle avait survécu à deux cancers du sein

Beth Pattison avait été diagnostiquée avec un cancer du sein, pour la première fois, en mai 2016 alors que son fils n’avait que 3 mois. Les médecins avaient découvert également qu’elle avait la mutation du gène BRCA1. Il a été démontré depuis plusieurs années que les personnes qui l’ont, sont plus vulnérables à un certain nombre de cancers, dont celui du sein. La jeune femme avait alors subi une chimiothérapie, une radiothérapie pour vaincre la maladie. Elle avait ensuite fait une double mastectomie pour s’assurer que la tumeur ne revienne pas. Seulement, en octobre 2017, une nouvelle masse a été découverte sous son bras. La Britannique a aussi vaincu ce cancer puis a rejoint l’association CoppaFeel qui sensibilise les jeunes femmes aux risques de cancer et aux dépistages. Sa famille, qui témoigne sur les soins reçus par la jeune femme dans la page suivante, a décidé de poursuivre sa lutte.

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