Eclampsie durant la grossesse : quels sont les risques ?

Moment d’intense bonheur pour beaucoup de femmes, la grossesse comporte néanmoins son lot de désagréments et de complications.

L’éclampsie en fait partie. Assez rare, cette crise de convulsions est néanmoins très grave…

 

 

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Eclampsie: une complication rare

L’éclampsie est une complication de la pré-éclampsie. Maladie du placenta, cette forme d’hypertension associée à une présence de protéines dans l’urine touche 10% des femmes enceintes.

Contrairement à la pré-éclampsie, qui est assez fréquente, l’éclampsie est une complication relativement rare. Seul 1% des femmes enceintes souffrant de pré-éclampsie risque de faire une éclampsie.

Cette complication se déclenche après la 20e semaine de grossesse, au cours du travail ou jusqu’à une semaine après l’accouchement. Ressemblant à une crise d’épilepsie, elle se manifeste par des convulsions et peut entraîner une perte de connaissance.

Grave, l’éclampsie est une urgence médicale !

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En cas d’éclampsie, la grossesse doit immédiatement être interrompue. La méthode adoptée dépendra de l’évolution de la grossesse. A l’approche du terme, un accouchement sera provoqué, en général par césarienne.

Quels sont les différents visages de l’éclampsie ?

La pré-éclampsie peut apparaître à n’importe quel moment de la grossesse. Elle se manifeste par une tension artérielle supérieure à 14/9 et par la présence de protéines dans les urines (protéinurie de plus de 300mg/24heures).

Cette maladie n’est pas toujours facile à déceler, elle présente en effet différents visages. Chez la majorité des femmes, l’évolution de la maladie sera progressive et les symptômes, légers: hypertension, prise de poids rapide (2 ou 3 kilos en une semaine), gonflement des jambes, maux de tête.

Chez d’autres, elle se manifestera directement par une complication liée à la grossesse (le HELLP syndrome - une altération du fonctionnement du foie- en est la manifestation la plus fréquente), voire une éclampsie et nécessite une intervention d’urgence.

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Publié le 27 Août 2012 | Mis à jour le 27 Août 2012
Auteur(s) : Thérèse Dupont, journaliste santé
Source : Article rédigé en collaboration avec le Professeur Frédéric Debieve, chef de service adjoint du service d’obstétrique des Cliniques universitaire Saint-Luc.