Don de sang de cordon : à quoi ça sert ?

Bébé est bientôt là ? Votre gynécologue vous a peut-être déjà proposé de faire don du sang de cordon de votre bambin après la naissance.

À quoi cela sert-il ?
Le don de sang de cordon est-il dangereux ou douloureux ?
Pouvez-vous refuser ?

Quelques éléments de réponse pour prendre votre décision en toute quiétude.

Publicité

Sang du cordon : une source de cellules souches

Comme la moelle osseuse, le sang du cordon de votre enfant est riche en cellules souches hématopoïétiques, qui peuvent donner naissance à n'importe quelle autre cellule du sang : globules rouges, globules blancs, plaquettes…

Ces précieuses cellules permettent donc de lutter contre certaines maladies hématologiques, comme les leucémies ou les lymphomes. Il faut pour cela les greffer à la personne malade afin de « renouveler » son sang, et de la guérir.

Certes, il est possible de faire des dons de moelle osseuse pour lutter contre ces mêmes maladies, mais c’est une procédure compliquée et douloureuse pour le donneur.

En comparaison, le sang du cordon est très facile à prélever. En plus les cellules qu’il contient sont mieux tolérées lors de la greffe

.

Des examens complémentaires en vue du don de sang de cordon

Vous êtes partante pour un don de sang de cordon ?

Publicité
Publicité

Après avoir vérifié vos antécédents et qu’aucune contre-indication n’existe – vous ne souffrez d’aucune maladie génétique par exemple –, votre médecin vous fait signer un formulaire de consentement. Il effectue une prise de sang afin de réaliser quelques examens complémentaires, pour s’assurer par exemple que vous ne souffrez pas d’une infection. Un deuxième formulaire de consentement peut également être signé si vous acceptez que ce don soit également utilisé pour la recherche.

Et si vous hésitez ?

Vous pouvez tout à fait refuser, cela n’aura aucun impact sur votre suivi. Si vous acceptez, il reste possible de vous rétracter jusqu’à 6 mois après la naissance au cas où vous changeriez d’avis.

Publié par Thomas Coucq, journaliste santé le Lundi 09 Décembre 2013 : 09h40
Mis à jour le Lundi 09 Décembre 2013 : 10h47
Source : Merci au Pr Dominique Latinne, Chef du service de biologique hématologique et responsable de la banque de sang de cordon aux Cliniques universitaires St-Luc à Bruxelles.