Don d’organes : tous donneurs présumés

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Par défaut, nous sommes tous considérés consentants au don de nos organes après notre décès. En réalité, près d’une famille sur trois refuse le prélèvement d’organes sur un proche, faute de connaitre la position du défunt vis-à-vis du don d’organes. 

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Indiquer à ses proches sa position sur le don d’organes

Afin de réduire le taux de refus et de répondre au mieux aux besoins croissants de greffes (21.000 personnes en attente d’une greffe fin 2015, soit deux fois plus qu’en 2005), la loi se modifie à compter du 1erjanvier 2017. Puisque nous sommes tous des donneurs présumés, sauf si l’on exprime notre désaccord en s’inscrivant sur le registre des refus, la loi Cavaillet de 1976 (selon laquelle chaque Français est un donneur d’organes présumé) vient d’être modifiée.

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Concrètement, si les familles (qui sont toujours systématiquement consultées avant un prélèvement) refusent souvent le don, c’est qu’elles ne sont généralement pas informées des volontés du défunt. Élargir les possibilités de se manifester contre le don de ses organes peut contribuer à améliorer cette situation.

Consigner par écrit son refus

Jusqu’à présent, la seule possibilité offerte était de s’inscrire sur le registre des refus de l’Agence de la Biomédecine : https://www.registrenationaldesrefus.fr/. Il est désormais également possible de consigner sa volonté par écrit, comme un testament, et de remettre ce document daté et signé à un proche. En l’absence de ce document écrit par le défunt lui-même, un proche peut le rédiger, témoignant lui-même après le décès de la volonté exprimée clairement par le défunt.

En pratique, il faut aborder ce sujet avec nos proches afin de leur faire connaitre notre propre position vis-à-vis du don d’organes et de recueillir la leur...

Publié par Rédaction E-sante.fr le Lundi 09 Janvier 2017 : 12h42
Mis à jour le Jeudi 19 Janvier 2017 : 11h46
Source : Agence de la biomédecine, https://www.agence-biomedecine.fr/.
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