Le don d’organes : nouvelle disposition pour affirmer sa position

Un décret offre une nouvelle possibilité de faire connaitre son refus au don d’organes. Objectif : diminuer les refus arbitraires, guidés par l’ignorance des proches sur la position du défunt sur le don d’organes.
© Istock

Diminuer le nombre de refus pour le don d’organes

Nous sommes tous présumés consentants à faire don de nos organes après notre mort. Mais dans la réalité, l’avis de l’entourage est toujours demandé avant tout prélèvement. C’est à ce moment que la situation se complique, car les proches n’ont souvent aucune idée de la position du défunt sur ledond’organes, faute d’avoir déjà abordé ce sujet auparavant. Dans une telle situation, la douleur et l’émotion mènent souvent au refus des proches. Ce qui a pour conséquence l’allonger la liste des personnes en attente d’une greffe d’organe compatible.

C’est pourquoi au moins chaque année, l’Agence de la biomédecine, lance une campagne, incitant tout à chacun à aborder en famille cette thématique et à faire savoir à son entourage sa position, que l’on soit pour ou contre le don de ses organes. Parallèlement, les personnes qui s’y opposent sont invitées à s’inscrire sur le registre des refus : http://www.dondorganes.fr/. Même si cette démarche n’est pas très compliquée, une nouvelle alternative est aujourd’hui proposée : elle consiste tout simplement à indiquer par écrit son opposition au prélèvement, de dater et signer ce document, et de le confier à un proche. Si la personne est dans l’impossibilité physique de s’exprimer par écrit, le décret prévoit la possibilité de « demander à deux témoins d'attester que le document qu'elle n'a pu rédiger elle-même est l'expression de sa volonté libre et éclairée ».

Dernière possibilité : en l’absence de refus signifié par écrit, un proche peut le transcrire par écrit en mentionnant précisément le contexte et les circonstances de l’expression du refus par le défunt.

À savoir :

  • Le refus peut concerner tous les organes ou seulement certains.
  • Le refus est révisable et révocable à tout moment, y compris en cas de notification sur le registre des refus.

L’activité de greffe d’organe en France

De plus en plus de personnes vivent avec une greffe : 49.198 en 2006 et 57.171 en 2015. En 2015, on a compté 5 746 organes greffés, soit +7% par rapport à 2014.

De plus en plus de personnes sont en attente d’une greffe : 12.512 en 2006 et 21.464 en 2015.

Ces hausses sont liées à l’amélioration de la qualité de la greffe et à l’élargissement des indications thérapeutiques.

Pour en savoir plus : Agence de la biomédecine, www.dondorganes.fr.

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Source : Décret  n° 2016-1118 du 11 août 2016.