Divorce : les enfants trinquent !

L'Institut National d'Etudes Démographiques (INED) le confirme dans son rapport publié en mai 2002, la séparation ou le divorce des parents est hautement préjudiciable aux enfants, et particulièrement dans le domaine de la scolarité. Les chiffres sont effrayants !
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La vie de famille est mise à dure épreuve. Depuis trois décennies, le nombre de divorces et de séparations ne cesse de s'accroître. Or, ces bouleversements familiaux n'épargnent pas les enfants. Bien au contraire, les répercussions sont beaucoup plus importantes qu'on ne veuille le croire. L'INED nous en fait la démonstration à l'aide d'une série de constations et de chiffres. Les pourcentages laissent à réfléchir.

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  • Avant la majorité, une séparation parentale réduit en moyenne la durée des études de l'enfant de 6 mois à plus d'un an.
  • Dans les milieux favorisés dont les parents sont cadres ou diplômés du supérieur, un divorce double le taux d'échec au Bac (7% d'échec contre 15% en cas de divorce).
  • Les enfants diplômés du second cycle universitaire passent de 45% à 25% lorsque la famille a souffert d'une rupture parentale.
  • Dans les milieux ouvriers dont la mère n'a pas fait d'études, un enfant sur deux quitte l'école sans bagage contre 37% dans une famille unie. Quant à l'accès au second cycle universitaire, il chute à 3%.
  • Du côté des employés, avec une mère diplômée, 22% des enfants sont sans diplôme, contre 11% dans une famille non-séparée, et 30% sont bacheliers contre 35%.

Reste à savoir si ces difficultés scolaires sont dues à la rupture parentale ou à l'environnement familial précédant la séparation ou le divorce.Dans tous les cas, une rupture n'est pas qu'une affaire d'adultes. Les enfants sont toujours fortement impliqués.

Publié le 17 Juin 2002
Auteur(s) : Rédaction E-sante.fr
Source : Institut National d'Etudes Démographiques (INED), " Population & Société ", n°379, mai 2002.
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