Diversification alimentaire du bébé : les 5 commandements

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Le lait maternel ou le lait infantile restent la base de l’alimentation lors de la diversification alimentaire. Celle-ci obéit à des règles précises mais aussi au bon sens. Cinq conseils pour une diversification réussie, condition d’une alimentation variée et équilibrée à l’âge adulte mais aussi limitant les risques de maladies ultérieures.

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La diversification alimentaire : ni trop tôt ni trop tard

La diversification alimentaire, c’est entre 4 et 6 mois révolus de l’enfant. Ni avant ni après. Un enfant qui commence à manger autre chose que du lait maternel ou du lait infantile avant 4 mois augmente son risque d’obésité à l’âge adulte (1) et surtout son risque d’allergies (2). En revanche, si les aliments réputés allergéniques (œufs, poisson, fruits à coque, kiwi, céleri, fruits de mer, etc.) sont introduits trop tard, l’enfant augmente son risque de devenir allergique à ces aliments ; l’acquisition de la tolérance à ces aliments est facilitée par une introduction réalisée à partir de 6 mois environ (3).

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Le lait maternel ou le lait infantile gardent une place centrale

Si cela est possible, la poursuite de l’allaitement est conseillée après la diversification alimentaire, le lait maternel ou le lait infantile constituant l’apport lacté.

Comme très souvent, surtout parmi les femmes européennes, les mères ont des difficultés à maintenir un allaitement important de 700 à 800 ml/j au-delà de 5-6 mois, une partie de l’apport lacté peut donc être apportée sous forme de laitages (laits infantiles de préférence, du fait d’une composition au plus près des besoins du bébé). Même si l’on commence à introduire de nouveaux aliments vers 5-6 mois, le lait reste la base de l’alimentation du nourrisson jusqu’à la fin de sa première année, soit environ 500 ml de lait par jour.

Par ailleurs, durant la première année des bébés, les besoins en fer sont couverts en grande partie par les laits infantiles, tous enrichis à raison d’1mg/100ml ; le besoin quotidien est estimé à 1 mg/kg/jour de 6 à 36 mois.

Publié le 14 Novembre 2015 | Mis à jour le 19 Novembre 2015
Auteur(s) : Hélène Joubert, journaliste scientifique
Source : Pediatrics 2011;127:e544-51.
Voir + de sources
 ; (2) Pediatrics 1990;86:541-6. ;(3) Acta Paediatr Scand 1983;72:411-4; (4) Arch Pediatr 2015; (5) Am J Clin Nutr 2014; 99: 1041–51; (6) ANSES. ANC acides gras. Mai 2011; (7) Arch Pediatr 2014; 21: 424-38 ; (8) Arch Pediatr 2014; 21: 521-8 ; (9) Clin Nutr 2008;27: 849-57; (10) Food Quality and Preference 2007;18(8):1023-32;
D’après un entretien avec le Dr Alain Bocquet, pédiatre, responsable du "Groupe nutrition" de l’Association Française de Pédiatrie Ambulatoire (Besançon) 
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