Dis-moi où tu vis, je te dirai quelle est la qualité de ton sperme !

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Un sperme de qualité moindre en Aquitaine et en Midi-Pyrénées ?

C’est le constat de chercheurs de l'Institut de veille sanitaire (InVS) et de l'Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm) qui se sont penchés sur la question.

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Les hommes inégaux selon leur lieu de vie, pour la qualité de leur sperme

Les dossiers de 26.000 hommes participant à un programme d’assistance médicale à la procréation avec leur partenaire, en raison de la stérilité de celle-ci, ont été passés au crible : en effet, les chercheurs bénéficiaient de leurs spermogrammes à différentes dates, permettant un comparatif dans le temps. De plus, ces hommes étaient suivis dans 126 centres répartis sur tout le territoire, permettant une analyse région par région.

Première étude : une qualité du sperme en nette baisse

Une première analyse de leurs dossiers, avait déjà montré qu’entre 1989 et 2005, une diminution de la concentration du sperme en spematozoïdes (baisse de 32,2 % !).

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Parallèlement, le pourcentage de spermatozoïdes ayant une morphologie normale était passé de 60,9 % en 1985 à 39,2 % en 2005, soit une forte baisse de la qualité du sperme en 20 ans.

Deuxième étude : une qualité de sperme différente selon les régions françaises

Cette fois, l’analyse a porté sur l’évolution de la qualité de leur sperme en fonction de leur lieu de vie. Alors que la Franche Comté et la Bretagne faisaient initialement partie des mauvais élèves, ces deux régions ont connu une évolution favorable. A l’inverse, c’est dans l’Aquitaine et le Midi-Pyrénées, deux régions fortement agricoles, que la qualité du sperme a subi la plus forte dégradation.

Qualité du sperme : les pesticides et la pollution en cause

Les régions accusant la plus forte baisse de la qualité du sperme, étant celles présentant une population importante susceptible d’être exposée à des produits tels que les pesticides (connus pour perturber le fonctionnement hormonal), notamment en raison des activités viticoles, ce sont bien ces produits qui sont montrés du doigt.

Du moins, en partie. Car chez les Franciliens qui ne sont pas épargnés, c’est plutôt la forte pollution de l'air qui est accusée …

Publié par Nathalie Szapiro, journaliste santé le Lundi 03 Mars 2014 : 17h39
Mis à jour le Lundi 03 Mars 2014 : 18h40
Source :  «Reproduction», février 2014.
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