Diabète : cinq médicaments Novo Nordisk arrêtés fin 2026

Publié par Freya Yophy
le 03/09/2026
medicaments
New Planet Media
Diabète : cinq traitements vont disparaître fin 2026
D'ici le 31 décembre 2026, cinq médicaments majeurs contre le diabète, dont Levemir et Victoza, cesseront d'être commercialisés dans les pharmacies françaises dans le cadre d'un arbitrage industriel.

Le laboratoire Novo Nordisk a annoncé l’arrêt de commercialisation de cinq spécialités ou présentations utilisées contre le diabète. Cette décision, prise en accord avec l’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM), concerne des patients atteints d’un diabète de type 1 ou de type 2, selon le produit prescrit.

La disparition des médicaments sera progressive afin de permettre aux professionnels de santé d’organiser les changements de traitement dans de bonnes conditions.

Quels sont les cinq médicaments concernés ?

L’arrêt de commercialisation est fixé au 31 décembre 2026 pour les produits suivants :

  • Fiasp PumpCart 100 unités/ml : une présentation d’insuline asparte rapide en cartouche, notamment employée avec certaines pompes à insuline.
  • Levemir FlexPen 100 unités/ml : une insuline détémir à action prolongée proposée dans un stylo prérempli.
  • Levemir Penfill 100 unités/ml : la même insuline détémir, conditionnée en cartouche.
  • NovoMix 50 FlexPen 100 unités/ml : une insuline biphasique commercialisée sous la forme d’un stylo prérempli.
  • Victoza 6 mg/ml : un traitement injectable à base de liraglutide, appartenant à la famille des analogues du récepteur du GLP-1 et indiqué dans le diabète de type 2.

Novo Nordisk précise que ces spécialités resteront disponibles pendant une grande partie de l’année 2026. Leur retrait étant progressif, leur présence effective pourra cependant varier d’une pharmacie à l’autre avant la date définitive.

Une décision commerciale, pas une alerte sanitaire

L’Agence européenne des médicaments indique que l’arrêt de Victoza répond à des raisons commerciales et ne résulte pas d’un problème de sécurité ou de qualité. Le courrier français annonçant la fin des cinq spécialités ne fait, de son côté, état d’aucune nouvelle alerte sanitaire.

Les patients peuvent donc continuer à prendre leur médicament conformément à leur ordonnance tant que leur médecin n’a pas organisé son remplacement. Il ne faut ni réduire les doses pour conserver des réserves ni interrompre les injections.

L’affirmation selon laquelle ces arrêts seraient directement provoqués par une saturation des lignes de production au profit des nouveaux analogues du GLP-1 hebdomadaires n’est pas confirmée dans la communication française adressée aux professionnels de santé.

Quelles solutions pourront remplacer ces traitements ?

Des alternatives thérapeutiques sont disponibles, mais leur choix dépend du type de diabète, du profil glycémique, des autres traitements et du dispositif d’injection utilisé.

Le laboratoire mentionne les possibilités suivantes :

  • Une autre insuline rapide pour remplacer Fiasp PumpCart.
  • Une insuline à action intermédiaire ou prolongée pour remplacer Levemir.
  • Une autre insuline biphasique pour les patients utilisant NovoMix 50.
  • Un autre analogue du récepteur du GLP-1, ou un antidiabétique appartenant à une autre famille, pour remplacer Victoza.

Ces produits ne sont pas automatiquement interchangeables. Leur durée d’action, leur concentration, leur dispositif d’administration et leurs horaires d’utilisation peuvent différer. Pour les personnes équipées d’une pompe à insuline, la compatibilité entre le médicament, la cartouche et le matériel doit également être vérifiée par l’équipe soignante.

Comment préparer le changement de traitement ?

Les patients concernés sont invités à prendre rendez-vous avec leur médecin traitant, leur diabétologue ou l’équipe qui suit leur pompe suffisamment tôt en 2026. Le pharmacien peut également aider à identifier la présentation concernée et signaler une disponibilité réduite.

Lors du rendez-vous, il est utile d’apporter :

  • L’ordonnance en cours.
  • Le nom et le dosage exacts du médicament.
  • Le modèle du stylo ou de la pompe utilisé.
  • Le carnet de glycémie ou les données du capteur.
  • La liste des autres traitements pris quotidiennement.

Une surveillance renforcée lors de la transition

Le remplacement d’une insuline peut nécessiter une modification des doses et des horaires d’administration. Le passage de Victoza vers un autre médicament demande également une prescription individualisée.

Le laboratoire recommande donc de renforcer la surveillance glycémique pendant le changement et au cours des premières semaines suivant l’introduction du nouveau traitement.

N’arrêtez jamais votre médicament et ne changez pas vos doses sans avis médical. Il est également déconseillé de constituer des stocks excessifs, une telle démarche pouvant accélérer les difficultés d’approvisionnement pour les autres patients.

Sources

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