Dépression : le travail figure parmi les principales causes

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Beaucoup de personnes souffrent de dépression en France. Mais les personnes atteintes ont du mal à en parler en milieu professionnel. Il faut dire que le travail figure parmi les principales causes.

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Répandu, mais tabou. Parmi les troubles mentaux, la dépression est sans doute le plus courant. D'après un sondage Odoxa (1), un.e Français.e sur quatre a déjà été concerné. Et pourtant, en milieu professionnel, ce sujet reste très peu abordé.

En matière de santé mentale, c'est un grand silence qui règne en entreprise. Pour preuve : parmi les actifs et les actives, 22 % seulement oseraient parler de leur dépression avec leurs collègues. La part de celles et ceux qui envisagent de le faire avec un.e supérieur.e hiérarchique ou un.e responsable des ressources humaines est encore plus faible.

Il faut dire que, aux yeux des personnes interrogées, la vie professionnelle figure parmi les principaux facteurs expliquant le développement d'une dépression. 56 % citent la pression au travail et 62 % les problèmes de management comme des causes principales.

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Alors pourquoi ne pas en parler ? Selon l'Institut Odoxa, les sondé.e.s voient la dépression comme relevant davantage de l'intime que du professionnel. La difficulté à gérer la perception sociale de la dépression est aussi à prendre en compte.

De nombreuses idées reçues

"A l’image d’une jambe cassée, une dépression c’est une fracture dans l’existence, avec ses soins et sa temporalité", résume le Pr Raphael Gaillard, psychiatre à l'hôpital Sainte-Anne (Paris) dans un communiqué de presse. Une "période de consolidation" est donc nécessaire.

Mais ce délai de guérison, les Français.es ont du mal à l'évaluer correctement. Pour plus de trois quarts des sondés, après une première dépression, la personne est psychologiquement fragile et risque de connaître de nouveaux épisodes.

Elle aurait donc besoin de plus d'attention. Une idée fausse. "Comme après une fracture de jambe, au-delà d’une période de consolidation il n y a pas de raison de considérer qu’il persiste une fragilité", souligne le Pr Gaillard.

Autre explication possible à ce silence : l'idée que la volonté suffit à se sortir d'une dépression. Un.e sondé.e sur quatre soutient une telle affirmation. S'il y a du progrès, "il faut continuer d’informer, dire que cette maladie se soigne", estime le psychiatre.

(1) Sondage Odoxa pour le laboratoire Lundbeck réalisé sur Internet auprès de 2 206 Français de 18 ans et plus, dont 1 083 salariés.

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