Dépistage des cancers : quels examens faire selon votre âge ?

Publié par Rédaction E-sante.fr
le 23/07/2007
Maj par Freya Yophy
le 23/09/2026
depistage cancer
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Mammographie, test colorectal, recherche du papillomavirus… Les examens recommandés dépendent de votre âge, de vos antécédents et de votre niveau de risque. Voici les principaux repères en France, sans confondre dépistage organisé, surveillance individuelle et consultation devant un symptôme.

Dépistage des cancers : quels examens faire selon votre âge ?

Chapô — Mammographie, test colorectal, recherche du papillomavirus… Les examens recommandés dépendent de votre âge, de vos antécédents et de votre niveau de risque. Voici les principaux repères en France, sans confondre dépistage organisé, surveillance individuelle et consultation devant un symptôme.

Trois programmes nationaux pour dépister avant les symptômes

Le dépistage s’adresse aux personnes qui ne présentent pas de symptômes. Il vise à repérer certains cancers précocement ou des lésions susceptibles d’évoluer. Les calendriers habituels concernent les personnes sans risque particulier ; un résultat anormal entraîne un suivi spécifique.

Cancer du sein : une mammographie tous les deux ans

Entre 50 et 74 ans, les femmes à risque moyen sont invitées à réaliser une mammographie accompagnée d’un examen clinique des seins tous les deux ans. Dans le programme organisé, la mammographie est prise en charge à 100 %, sans avance de frais.

Une seconde lecture par un autre radiologue est prévue pour les clichés initialement jugés normaux. Les examens complémentaires éventuels, comme une échographie, suivent les règles habituelles de remboursement. Assurance maladie.

La HAS recommande depuis 2023 l’intégration progressive de la tomosynthèse, ou mammographie 3D, associée à une image 2D synthétique. Cela ne signifie pas que la mammographie numérique 2D est devenue inadaptée : son utilisation reste recommandée pendant ce déploiement. Haute Autorité de santé.

Cancer colorectal : un test à domicile entre 50 et 74 ans

Les femmes et les hommes de 50 à 74 ans, sans symptômes ni risque particulier, sont invités à effectuer un test immunologique de recherche de sang dans les selles tous les deux ans.

Le kit peut être remis par un médecin, un pharmacien ou un infirmier, après vérification de l’éligibilité. Il peut aussi être commandé en ligne à partir de l’invitation. Le test et son analyse sont intégralement pris en charge.

Un résultat positif ne signifie pas nécessairement un cancer, mais nécessite une coloscopie pour rechercher l’origine du saignement. Assurance maladie.

Cancer du col de l’utérus : deux méthodes selon l’âge

Le dépistage concerne les femmes de 25 à 65 ans, y compris celles vaccinées contre les HPV :

  • De 25 à 29 ans : deux examens cytologiques à un an d’intervalle, puis un nouvel examen trois ans plus tard si les résultats sont normaux.
  • De 30 à 65 ans : un test HPV à haut risque, généralement trois ans après la dernière cytologie normale, puis tous les cinq ans si le résultat est négatif. Assurance maladie.

À partir de 30 ans, un autoprélèvement vaginal peut être proposé aux femmes non ou insuffisamment dépistées. Il sert à rechercher les HPV et ne remplace pas tous les examens gynécologiques. Haute Autorité de santé.

Prostate et testicule : éviter les automatismes

Pour le cancer de la prostate, les autorités françaises ne recommandent pas de dépistage systématique par dosage du PSA. Le risque est notamment de découvrir et de traiter des cancers qui n’auraient jamais provoqué de symptômes.

Une démarche individuelle reste possible après une discussion sur ses avantages et ses inconvénients. L’âge, les antécédents familiaux et les préférences du patient doivent guider cette décision : un dosage annuel dès 50 ans n’est pas une obligation générale. Institut national du cancer.

Pour le testicule, l’autopalpation est encouragée par des équipes d’urologie, mais ne relève pas d’un programme national de dépistage organisé. Une nouvelle grosseur, un changement de volume ou une sensation de lourdeur doivent conduire à consulter, même sans douleur. CHU de Bordeaux.

Peau et poumon : une surveillance adaptée au risque

Pour la peau, la règle ABCDE aide à repérer une lésion suspecte : asymétrie, bords irréguliers, couleurs variées, diamètre en augmentation et évolution. Une lésion différente des autres, le « vilain petit canard », mérite également un avis médical. Il ne faut pas attendre qu’elle rassemble tous ces critères pour consulter. Institut national du cancer.

Pour le poumon, IMPULSION reste un programme pilote, et non un dépistage généralisé. Il évalue le scanner thoracique à faible dose chez des personnes de 50 à 74 ans, fumeuses ou ayant arrêté depuis moins de quinze ans, avec une consommation cumulée d’au moins 20 paquets-années. L’éligibilité est vérifiée lors d’une consultation. Institut national du cancer.

Certains antécédents changent le calendrier

Un risque héréditaire ou des antécédents personnels peuvent justifier des examens plus précoces ou différents, comme une IRM mammaire ou une coloscopie. Le calendrier doit alors être établi avec l’équipe médicale.

Pour certaines personnes immunodéprimées, hors personnes vivant avec le VIH, la HAS recommande une cytologie annuelle entre 25 et 29 ans, puis un test HPV tous les trois ans entre 30 et 65 ans si les résultats sont négatifs. Les personnes vivant avec le VIH relèvent de recommandations spécifiques. Haute Autorité de santé.

Enfin, une boule, un saignement inhabituel ou un autre symptôme persistant nécessitent une consultation sans attendre la prochaine invitation. Un dépistage récent normal ne dispense pas d’un bilan devant une nouvelle anomalie.

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