Départ en vacances : 17 heures de veille active = 0,5 g d’alcool dans le sang

© Istock

La somnolence au volant accroît le risque d'accidents. Un conducteur fatigué aurait tout autant de mal à se concentrer sur la route que s'il était alcoolisé. 

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Sur l'autoroute des vacances, il n'y a pas que l'alcool qui tue. Un accident mortel sur trois est dû à l'endormissement au volant, selon la Sécurité routière. Un mal qui touche un grand nombre de conducteurs, notamment durant la période estivale.

Ceux-ci accusent dans leur majorité une dette de sommeil. Selon un sondage de l'Ifop réalisé pour la MMA, relayé par nos confrères du Parisien, à l'approche du départ en congés :

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  • 79 % des automobilistes se lèvent plus tôt que d'habitude, afin d'éviter les bouchons et la chaleur.
  • 23 % se couchent plus tard la veille, pour boucler les valises ou encore préparer l'itinéraire du lendemain.

Deux réflexes qui réduisent la durée du sommeil, et augmentent donc le risque de fatigue au volant.

Une pause toutes les deux heures

Ces mauvaises habitudes au moment des vacances accroissent le risque d'accident. 17 heures de veille active seraient ainsi équivalentes aux effets de 0,5 g d’alcool dans le sang : champ de vision réduit, baisse de vigilance, temps de réaction augmenté... Pour s'en prémunir, on respecte trois conseils :

  • prendre le volant reposé;
  • faire une pause toutes les deux heures;
  • guetter les signes de fatigue; picotement des yeux, raidissement de la nuque, douleurs dans le dos et regard qui se fixe.

© Service de presse

Quatre fois plus de risque d'accident

Si la fatigue nous submerge, on passe alors en état de somnolence. "Les risques d’avoir un accident dans la demi-heure qui suit sont multipliés par 3 ou 4", avertit le Professeur Damien Léger, président du Conseil scientifique de l’Institut national du sommeil et de la vigilance (INSV), sur le site de la Sécurité routière.

La somnolence entraîne des périodes de "micro-sommeil" (de une à quatre secondes). Une pause n'est plus suffisante pour restaurer sa vigilance. Le conducteur doit s'arrêter et s'accorder une petite sieste (15-20 minutes).Outre la dette de sommeil, la somnolence au volant peut être causée par :

  • la monotonie et la longueur des trajets sur l'autoroute;
  • une vitesse excessive; une vitesse excessive induit une fatigue supplémentaire car la vitesse oblige le cerveau à traiter un plus grand nombre d’informations en un minimum de temps.

Publié par Aline Garcin, journaliste santé le Mercredi 25 Juillet 2018 : 14h00
Source : Départs en vacances : une étude alarmante sur la somnolence au volant, Le Parisien, 23 juillet 2018
Fatigue, Sécurité routière, 29 juin 2012
Les chiffres de la fatigue, Sécurité routière, 10 août 2012
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