Le déficit hormonal masculin lié au vieillissement : et si on s'en occupait ?

L'homme vieillissant ne vit pas un bouleversement hormonal de la même ampleur que la ménopause féminine, mais la diminution de production de testostérone est responsable troubles réels, qu'il faut apprendre à reconnaître et à ne pas négliger. Dépister, évaluer et traiter si nécessaire une carence en hormone ne doit plus être l'apanage des femmes… Alors, oui à la parité !
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L'andropause n'existe pas !

Ou plutôt, c'est le terme qui est impropre. Le déficit hormonal de l'homme ne survient pas brutalement et la production de testostérone n'est pas stoppée. Chez la femme, les ovaires cessent totalement de travailler, d'où le nom de ménopause. Chez l'homme, la diminution de testostérone permet quand même la conservation de la fonction de reproduction jusqu'à un âge très avancé. C'est pourquoi, on préfère donner un nouveau nom à ce phénomène : le DALA (Déficit Androgénique Lié à l'Âge).

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Le DALA : quand faut-il y penser ?

La testostérone, sécrétée par les testicules, a une action directe sur bon nombre de tissus : les muscles, les vaisseaux, le foie, la prostate, les organes génitaux (verge et testicules), la glande mammaire, les os, la peau, les cheveux et le cerveau. Sa diminution progressive finit parfois par avoir des répercutions, d'importance variable et de fréquence non négligeable (de 34 à 55% des hommes de plus de 55 ans).L'apparition après la cinquantaine de troubles sexuels, d'une fatigue tenace, d'une baisse de résistance aux efforts, d'une diminution la masse musculaire, d'une augmentation de la masse graisseuse abdominale, voire d'une ostéoporose, doit pousser à envisager un bilan hormonal.

Publié par Dr Stéphanie Lehmann, gérontologue le Mercredi 11 Décembre 2002 : 01h00
Source : Massol P., Panorama du médecin, octobre 2002 ; 4863 : 74. Pariente J.L., Androgénothérapie : quels sont les risques ? Andrologie 2001 ; 11(3) : 150-154.