Crudivorisme, raw food : peut-on manger cru, tout, et tout le temps ?
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La raw food

C’est le mouvement alimentaire et culinaire à la mode, dérivé du crudivorisme, lancé par de jeunes chefs d’avant-garde un peu partout dans le monde et suivi par nombre de « peoples », Gwyneth Paltrow en tête.

Côté alimentation, on se nourrit d’au moins 75 % d’aliments crus, le reste ne devant pas être chauffé à plus de 47,8 °C (température de destruction des enzymes).

On mange essentiellement des légumes et des fruits (nature, en jus, en smoothies, déshydratés, fermentés), des graines (germées ou en poudre), du lait végétal (amande, noisette, etc.), des oléagineux. On assaisonne avec du sel de mer non raffiné, des huiles de première pression à froid.

Le tout devant être bio, ce qui est logique.

Côté cuisine, le mot d’ordre est « Cook it raw », soit cuisiner brut, cru (ou presque cru), rester au plus près de la nature du produit, de son authenticité, de sa saveur originelle.

Mais le souci de ces jeunes chefs (« Cook it raw » est né à Copenhague en 2009 au moment du sommet sur le réchauffement planétaire) est aussi de préserver la planète en dépensant moins d’énergie : avec des cuissons douces, basse température, des marinades (au sel, au citron, au sucre), le séchage au soleil, on accorde ainsi la cuisine et l’écologie.

Les bienfaits réels du crudivorisme ?

  • Aucun produit transformé, pas ou peu de produits animaux, donc élimination de tout adjuvant possiblement nocif, des molécules cancérigènes, des acides gras saturés, du cholestérol : ce ne peut qu’être bon pour la santé.

  • Aucune destruction de vitamines, l’intégralité des antioxydants, des sels minéraux et des fibres de tous les produits végétaux, ça l’est indiscutablement aussi.

    Les bénéfices santé, les effets protecteurs des légumes et des fruits ne sont plus à démontrer.

  • Sauf si on noie sa « raw food » d’huile de première pression à froid et que l’on se gave d’oléagineux, c’est un mode d’alimentation qui ne peut que faire maigrir car les grandes quantités (obligatoires) de tous ces végétaux sont très rassasiantes : on est obligé de bien les mastiquer pour pouvoir les avaler, donc on mange lentement, ce qui est le B. A. Ba de la minceur.

  • Ce mode d’alimentation est aussi très écologique car en cuisinant avec des couteaux, un blender et, éventuellement un déshydrateur, on n’a pas de casseroles à laver et on dépense moins de gaz, d’électricité et d’eau.

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Source : Howell Edward, «Enzyme Nutrition, the food enzyme concept”, Aver Publishing Group, 1985 Percival M. Nutritional Perls, Vol 35.
Rachman Brad, «Unique features and application of non-animal derived enzymes», Clinical Nutrition Insights, 1997 Vol. 5 n° 10.
Koebnick C, Garcia AL, Dagnelie PC, Strassner C, Lindemans J, Katz N, Leitzmann C, Hoffmann I. 2. Long-term consumption of a raw food diet is associated with favorable serum LDL cholesterol and triglycerides but also with elevated plasma homocysteine and low serum HDL cholesterol in humans. J Nutr. 2005 Oct;135(10):2372-8.