Covid-19 : les consultations repartent à la hausse cet automne
Avec la reprise scolaire et professionnelle, les occasions de transmission se multiplient, notamment dans les espaces clos. Les bulletins de Santé publique France témoignent d’une circulation accrue du SARS-CoV-2. Pour comprendre cette évolution, il faut toutefois distinguer les consultations, les passages aux urgences et les hospitalisations.
Une hausse des consultations et des passages aux urgences
Pour la semaine du 14 au 20 septembre 2026, le réseau SOS Médecins rapporte une augmentation de 76 % des actes pour suspicion de Covid-19, soit 390 actes supplémentaires par rapport à la semaine précédente.
Aux urgences, la progression atteint 16 % chez les enfants, avec 25 passages supplémentaires, et 67 % chez les adultes, soit 204 passages supplémentaires. Ces pourcentages ne décrivent donc pas une hausse uniforme dans toute la population.
Santé publique France précise également que ces indicateurs restent à des niveaux inférieurs à ceux des années précédentes. Une progression importante en pourcentage peut partir d’un nombre relativement faible de consultations : elle ne permet pas, à elle seule, de conclure à une saturation hospitalière.
Cette augmentation des consultations médicales justifie néanmoins de suivre attentivement l’évolution des prochaines semaines.
Les eaux usées apportent un signal complémentaire
La surveillance ne repose pas uniquement sur les personnes qui consultent. L’analyse des eaux usées permet aussi de suivre la présence de matériel génétique du virus dans la population.
En Île-de-France, le bulletin du 23 septembre signale une forte tendance à la hausse pendant la semaine du 14 au 20 septembre. Ces mesures peuvent précéder l’augmentation des cas observés dans les structures de soins.
Elles ne prédisent cependant ni le nombre exact d’hospitalisations ni la gravité des infections. Leur interprétation doit être croisée avec les autres indicateurs sanitaires, sans annoncer un délai systématique de quelques jours avant une vague hospitalière.
Qui doit rester particulièrement vigilant ?
Le Covid-19 peut encore provoquer des complications, notamment chez les personnes de 65 ans et plus, les patients immunodéprimés, les femmes enceintes et les personnes atteintes de certaines maladies chroniques.
Le diabète, l’obésité ou des affections cardiaques et respiratoires font notamment partie des facteurs à prendre en compte. Une vaccination ou une infection ancienne ne dispense pas de réévaluer sa protection.
Chez ces personnes, l’apparition de symptômes doit conduire à contacter rapidement un médecin. Un traitement antiviral peut être indiqué et doit alors être commencé précocement : il ne faut pas attendre une aggravation pour demander conseil.
Vaccination : rendez-vous à partir du 13 octobre
La campagne conjointe contre la grippe et le Covid-19 commence le 13 octobre 2026 en métropole.
La vaccination contre le Covid-19 est recommandée en priorité aux personnes les plus vulnérables, ainsi qu’à leur entourage et aux professionnels régulièrement en contact avec elles. Elle reste également accessible aux personnes qui souhaitent en bénéficier, avec une prise en charge à 100 %.
En règle générale, un délai de six mois après la dernière infection ou injection doit être respecté. Il est réduit à trois mois pour les personnes de 80 ans et plus et les personnes immunodéprimées.
Les vaccins contre la grippe et le Covid-19 peuvent être administrés lors du même rendez-vous, sur deux sites d’injection distincts. S’ils sont réalisés séparément, aucun délai minimal n’est nécessaire entre les deux vaccinations.
Les gestes utiles dès les premiers symptômes
Une toux, un mal de gorge, une fatigue inhabituelle ou de la fièvre peuvent évoquer une infection respiratoire, sans permettre d’identifier le virus responsable.
Pour limiter les transmissions :
- Portez un masque bien ajusté en présence d’autres personnes, particulièrement si elles sont fragiles.
- Réduisez les contacts rapprochés et reportez les visites aux proches vulnérables.
- Aérez largement les pièces pendant 5 à 10 minutes, plusieurs fois par jour lorsqu’elles sont très fréquentées.
- Lavez-vous régulièrement les mains et toussez dans votre coude.
Un test peut aider à orienter le diagnostic, mais un résultat antigénique négatif ne justifie pas d’abandonner les précautions si les symptômes persistent.
Enfin, en cas de difficulté respiratoire importante, notamment au moindre effort ou pendant la parole, appelez le 15 ou le 112.
Sources
- Santé publique France : évolution des actes pour suspicion de Covid-19, bulletin SOS Médecins du 23 septembre 2026.
- Santé publique France : passages aux urgences selon l’âge, bulletin Oscour du 23 septembre 2026.
- Santé publique France : circulation virale dans les eaux usées, bulletin Île-de-France du 23 septembre 2026.
- Assurance Maladie et Service Public : campagne de vaccination 2026-2027 et modalités du vaccin contre le Covid-19.
- Assurance Maladie : symptômes et conduite à tenir, gestes barrières et interprétation des tests antigéniques.