Cosmétiques : un test de détection des phtalates

Les phtalates, des composés utilisés comme plastifiants de synthèse, sont présents dans une multitude de produits, dont les cosmétiques. Or certains phtalates ont été reconnus comme étant toxiques. Les autorités sanitaires viennent de mettre au point un test capable de détecter 12 phtalates dans les produits cosmétiques, dont 8 sont interdits en Europe.
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Huit phtalates toxiques ont déjà été interdits

Les phtalates sont utilisés dans de nombreux plastiques, leur conférant souplesse et résistance. C’est ainsi qu’ils sont largement présents dans les objets en plastique de la vie courante : récipients, jouets, emballages à usage alimentaire, dispositifs médicaux, cosmétiques, etc.

Or « les phtalates ne sont pas chimiquement liés aux matières plastiques et sont donc susceptibles d’être relargués ». Le problème est que certains d’entre eux ont été reconnus commetoxiques. C’est ainsi que 8 phtalates ont été interdits en Europe en 2009 car nocifs pour la santé, de par leur toxicité sur la reproduction (baisse de la fertilité, atrophie testiculaire, mortalité fœtale, malformations fœtales).

Parallèlement, « une proposition de restriction visant à limiter l’exposition humaine à 4 de ces phtalates (DEHP, DBP, BBP et DBPI), fait actuellement l’objet d’une consultation de la part de l’Agence européenne des produits chimiques (Echa) ».

Un test de détection des phtalates pour contrôler le marché des cosmétiques

C’est dans ce contexte que l’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) a mis au point un test pour détecter et doser 12 phtalates dans les produits cosmétiques, dont les 8 phtalates interdits.

Actuellement proposé au niveau du Comité Européen de Normalisation CEN TC 392 en tant que future norme européenne, les autorités pourront, grâce à ce test, surveiller le marché des cosmétiques.

Enfin, cette méthode pourrait être adaptée à la recherche des phtalates dans d’autres produits, notamment dans les dispositifs médicaux...

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Source : Point d’information de l’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (Ansm), 5 septembre 2012.