Confiance dans le ROR

Le vaccin ROR apporte une protection immunitaire contre trois maladies infantiles : la rougeole, les oreillons et la rubéole. Malgré son efficacité, il a fait l'objet de soupçons de la part des scientifiques et des parents en Grande-Bretagne. Il était en effet accusé de favoriser l'apparition de l'autisme et d'être responsable de maladies inflammatoires des intestins. Une étude récente montre que ces soupçons étaient infondés et rétablit la confiance.
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Les parents se demandent souvent s'ils doivent ou non vacciner leurs enfants. Ils se retrouvent partagés entre la volonté de protéger leur progéniture de germes pathogènes et l'inquiétude face à la multitude de vaccins imposés aux jeunes enfants. Ces inquiétudes sont encore renforcées par les polémiques qui alimentent régulièrement l'actualité médicale.

Comment agit un vaccin ?

Les vaccins consistent à présenter à l'organisme des fragments de bactéries ou de virus, appelés antigènes, avant que celui-ci ne les rencontre spontanément. Le système immunitaire peut ainsi former des anticorps sans que l'organisme ne développe la maladie. Une sorte d'entraînement à blanc qui ne paraît, a priori, pas poser de problème.

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Des lobbys anti-vaccination

Pourtant, les lobbys anti-vaccination qui exercent leurs pressions dans plusieurs pays d'Europe soutiennent que le grand nombre d'antigènes contenus dans les vaccins pourrait saturer le système immunitaire.

En France, le vaccin contre l'hépatite B est suspecté de favoriser l'apparition de la sclérose en plaques.

En Angleterre, c'est le ROR (vaccin protégeant contre la Rougeole, les Oreillons et la Rubéole) qui a subi les affres des médias et suscité la méfiance des parents. En effet, la publication d’une étude en 1998 dans la prestigieuse revue médicale « Lancet » suspectait le vaccin de favoriser l'apparition de l'autisme et d'être responsable de maladies inflammatoires des intestins.

Publié le 25 Février 2002 | Mis à jour le 22 Mai 2014
Auteur(s) : Dr Agnès Lara
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