La communication non-violente en pratique

Bien communiquer consiste à faire passer un message sans agresser l'autre, même si ce que nous avons à dire n'est pas agréable pour lui. Pour cela il est indispensable d'être attentif à la fois à ses propres besoins et attentif à l'autre. Le respect mutuel est donc la base de la communication non-violente développée par Marshall B. Rosenberg.
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Quand quelqu'un agit d'une manière qui nous est désagréable, comment en parler sans l'agresser ? Je me sens déjà plutôt mal, alors comment faire pour ne pas mettre d'huile sur le feu, mais plutôt assainir la situation ? La communication non-violente est alors un outil extraordinaire.

La première étape de la communication, c'est de renvoyer à l'autre ce qu'il fait

Un fait, ce n'est pas une interprétation, c'est une réalité qu'il ne pourra pas contester.

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Par exemple : ' aujourd'hui, tu es arrivé en retard à notre rendez-vous '. C'est un fait. La personne à qui vous vous adressez ne peut pas le nier. Si vous dîtes ' tu es toujours en retard ', c'est une généralisation. Ou si vous exprimez ' tu ne me respectes pas, tu arrives en retard quand on a rendez-vous ', c'est une interprétation… Et dans ces deux cas, il peut protester : ' mais non, je ne suis pas TOUJOURS en retard ' ou ' mais si je te respecte '…

Or, ces remarques n'auraient aucun intérêt car vos paroles le mettraient en posture défensive puisqu'il se sentirait mis en cause.

La deuxième étape de cette communication non-violente, c'est d'exprimer l'émotion que vous ressentez

Par exemple : ' et quand tu arrives en retard, je me sens triste '. Vous dévoilez ce que son attitude déclenche chez vous. Et une émotion que l'on ressent, on n'y peut rien, et elle ne peut être contestée. Quand vous avez mis en place ces deux étapes, l'autre ne se sent pas agressé par vous.

Publié le 29 Décembre 2008
Auteur(s) : Dr Catherine Solano