Comment prendre en charge un proche atteint de syndrome démentiel
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Les traitements médicamenteux : ils temporisent, mais ne guérissent pas

La prescription automatique de médicaments sédatifs ne règle pas les difficultés quotidiennes. L'entourage et le médecin doivent apprendre à connaître et à comprendre les réactions de la personne frappée de démence. Cependant, toutes les difficultés comportementales ne se règlent pas par des attitudes intelligentes et adaptées, et il devient parfois nécessaire de traiter les symptômes gênants tels que l'agressivité, l'anxiété, l'insomnie ou la dépression.De toutes les façons, les médicaments choisis doivent respecter quelques principes fondamentaux. Ainsi, la durée de vie de la substance dans l'organisme doit être courte (pour éviter l'accumulation ou le surdosage), le temps d'utilisation n'a pas à excéder quelques jours ou quelques semaines et les associations sont à éviter.

Dans le cas particulier de la maladie d'Alzheimer, les traitements médicamenteux sont essentiellement substitutifs: il s'agit de soutenir l'action de l'acétylcholine (substance permettant des échanges entre les neurones), largement manquante dans cette pathologie. La première prescription, faite par un spécialiste de la maladie d'Alzheimer (gériatre, neurologue ou psychiatre), prend en compte les autres traitements du malade afin d'éviter les associations dangereuses. Le médecin généraliste peut ensuite renouveler les ordonnances, mais une évaluation par le spécialiste doit être faite tous les 6 ou 12 mois selon les médicaments.Si le traitement est efficace, le déclin peut-être stabilisé pour un temps donné et peut en cela prolonger le maintien à domicile. Attention, il n'agit pas de façon équivalente chez toutes les personnes et rien ne permet de prédire à l'avance ses bénéfices. De plus, il est souvent responsable d'effets secondaires (troubles digestifs, insomnie, fatigue).

La prise en charge et le traitement de la maladie d'Alzheimer et des autres syndromes démentiels est un parcours difficile. À partir des premiers troubles, puis du diagnostic plus ou moins tardif, s'ouvre une période longue de plusieurs années, 5 à 15 ans, où des adaptations successives, des traitements et une nouvelle organisation de la vie seront nécessaires. C'est en équipe (entourage familial, infirmières, médecins, associations de malades, etc.), qu'il faudra faire face, parce que chacun sera, à son niveau, le garant d'une meilleure qualité de vie pour le malade.

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