Comment dépasser ses complexes pour s’épanouir au lit

À l’heure des caresses, vos pensées dévient vers les parties du corps qui vous complexent le plus. Mais comment lâcher définitivement prise et vous concentrer sur votre plaisir ? E-santé vous explique comment dépasser vos complexes physiques et psychiques pour vivre pleinement votre sexualité, avec les réponses de Tiphaine Besnard-Santini, sexologue et docteure en sociologie. 

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Cellulite, petit ventre rond, seins trop petits ou trop gros, pilosité, forme et taille de la vulve ou du pénis… Les complexes qui ont trait à la sexualité sont nombreux et touchent aussi bien les femmes que les hommes. "Dans la sphère intime, les complexes les plus fréquents sont les complexes liés au corps, car la sexualité le met directement en jeu, ce qui peut faire resurgir des hontes, des gênes ou des tabous qui remontent parfois à l’enfance ou à l’adolescence" nous explique Tiphaine Besnard-Santini, sexologue et docteure en sexologie. En parallèle, il existe des complexes spécifiques au genre. Ainsi, selon cette spécialiste, la grossesse peut constituer un frein à l’épanouissement sexuel féminin. "Dans un premier temps, ces complexes peuvent apparaître pendant la grossesse lorsque le corps se transforme, mais aussi après la grossesse si celle-ci laisse des marques sur le corps" note Tiphaine Besnard-Santini. De leur côté, "les hommes sont plus souvent complexés par un manque de performance, un manque de muscle, une absence de force physique mais aussi par la taille du pénis, parfois jugée insuffisante" constate la sexologue. En résumé, chez la gente masculine, tout ce qui touche à la virilité telle qu’elle existe dans l’imaginaire collectif peut être source de complexe.

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Confronter plutôt que dissimuler

Mais comment se détacher de ces pensées dévalorisantes ? Le premier réflexe pourra être celui de dissimuler aux yeux de l’autre son ou ses complexes, par exemple en gardant certains vêtements ou en choisissant de faire l’amour dans le noir. "Cette technique ne possède malheureusement pas d’effet positif à long terme, bien au contraire : elle risque de causer un blocage à d’autres niveaux, de retarder la gestion du problème et de le transformer" met en garde Tiphaine Besnard-Santini.Plutôt que d’opter pour la dissimulation, la sexologue conseille de se confronter à soi-même pour apprendre à s’aimer tel que l’on est : "Confrontez-vous à toutes les émotions que vous ressentez au moment du rapport : la peur, la gêne, la honte… Evitez bien-sûr de vous y confronter pendant le rapport en lui-même car cette réflexion risque de vous stresser, de vous déstabiliser et au final de gâcher totalement le plaisir. Réalisez plutôt cette confrontation lors d’un travail sur vous, accompagné·e ou non par un·e thérapeute."

Source : Merci à Tiphaine Besnard-Santini, sexologue et docteur en sociologie. Son site internet : tiphaine-besnard-santini.fr
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