Coma éthylique : taux d'alcoolémie, symptômes, risques...

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Boire une grande quantité d’alcool peut entraîner une perte de conscience, c’est ce que l’on appelle le coma éthylique.

Cet état met en jeu le pronostic vital, il s’agit d’une urgence.

Le coma éthylique se rencontre plus souvent chez les jeunes et dans un cadre festif, mais il peut aussi survenir chez des personnes dépendantes à l’alcool.

Quelle quantité d'alcool mène au coma éthylique, quels sont les symptômes d'alerte, que faire devant un tel cas ? E-santé vous informe.

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Quelle quantité d’alcool mène au coma éthylique ?

Le coma éthylique survient avec des taux d’alcoolémie (quantité d’alcool dans le sang) variables : entre 2 et 4 g d’alcool par litre de sang.

Il n’existe pas véritablement de seuil, tout dépend de la physiologie et du métabolisme de chaque personne.

  • Le poids et la quantité de masse graisseuse, qui diffèrent selon le sexe, influent sur la rapidité de survenue d’un coma éthylique.

  • Le fait d’être à jeun ou non joue aussi un rôle important, puisque le taux d’alcoolémie augmente plus rapidement lorsque l’on est à jeun.

  • L’accoutumance à l’alcool intervient également, expliquant pourquoi le coma éthylique survient plus fréquemment chez des personnes qui n’ont pas l’habitude de boire.

  • Enfin, le facteur temps est essentiel : plus la quantité d’alcool est consommée rapidement, plus le risque de coma éthylique est élevé.

Autrement dit, rien n’est pire que le binge drinking pratiqué par les jeunes, jeu qui consiste à boire beaucoup d’alcool en un minimum de temps.

Coma éthylique : quels symptômes, que se passe-t-il exactement ?

Perte de connaissancePar définition, une personne qui a perdu connaissance reste allongée, sans bouger, et ne réagit pas, ni au toucher ni à la parole. Elle ne peut pas être réveillée.Toutefois, dans le cas du coma éthylique, la perte de connaissance peut ne pas être totale, la victime présente alors une respiration irrégulière, une hypotonie musculaire, une chute de tension artérielle, de température corporelle, une peau froide et moite.Dans le cerveau, l’éthanol modifie notamment la structure des membranes des neurones, altérant leur fonctionnement et perturbant les connexions cérébrales.Dysfonctionnement cérébralLa perte de connaissance témoigne d'un dysfonctionnement cérébral sévère qui abolit toute conscience et sensibilité. Selon le stade du coma, des troubles végétatifs peuvent aussi apparaître comme une incontinence urinaire notamment.Le coma pouvant être consécutif à un traumatisme, à une maladie ou à une substance toxique, comme l’alcool dans le cas du coma éthylique, c’est pourquoi on recherche toujours, par mesure de précaution, une éventuelle autre cause au coma que l’alcoolisation : hypoglycémie, traumatisme crânien, hémorragie méningée.Quels risques lors d'un coma éthylique ?Risque d’étouffementLa victime risque de mourir par étouffement avec ses vomissures ou avec sa langue. C’est le risque le plus important du coma éthylique.HypothermieLa température corporelle peut rapidement chuter, d’autant plus dans un endroit frais, menant à une hypothermie potentiellement fatale.Lésions musculairesSans bouger dans la même position, le poids du corps peut écraser les muscles, entraînant des lésions musculaires. Comment réagir face à une personne en coma éthylique ?Appeler immédiatement les secours en composant le 15 (Samu) ou le 18 (pompiers).Vérifier les paramètres vitaux de la victime : respiration, pouls.Libérer ses voies aériennes pour faciliter sa respiration : basculer la tête en arrière et soulever le menton.Placer la personne en position latérale de sécurité, sur le côté, tête et cou basculés en arrière : Guide inconscience.Couvrir chaudement la victime pour éviter une chute de température.Prise en charge à l'hôpital

Aux urgences, la prise en charge consiste à réchauffer la victime en cas d’hypothermie et à la réhydrater en lui administrant une solution vitaminée. En cas d’alcoolémie très importante, une épuration rénale peut être nécessaire.

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En l’absence de complications, ce qui représente la grande majorité des cas, il n’y a pas de séquelles neurologiques. La personne revient progressivement à elle en quelques heures.

Publié le 21 Avril 2014 | Mis à jour le 20 Août 2015
Auteur(s) : Rédaction E-sante.fr
Source : Croix-Rouge Française, www.
Voir + de sources
croix-rouge.fr. Collège des enseignants de neurologie, http://www.cen-neurologie.fr. http://www.alcool-info-service.fr.