La cohabitation entre vos petits animaux domestiques

Chiens, chats, furets, rongeurs et lapins ne cohabitent pas dans la nature et ont des modes de vie totalement différents. Est-il néanmoins possible de les héberger ensemble au sein de votre maison ?
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Entre congénères

La cohabitation entre animaux d'une même espèce sera d'autant plus naturelle qu'ils se connaissent depuis leur plus jeune âge, ont appris à partager leur territoire et pour certains, ont établi une hiérarchie. Le sexe joue aussi un rôle non négligeable, les animaux stérilisés cohabitant plus facilement que les individus non stérilisés, pouvant se montrer plus dominants et avoir une libido mal vécue par certains congénères.De plus, les chiens vivent en meute à l'état sauvage et aiment se retrouver en petit groupe à la maison. A l'inverse, le chat est plutôt un solitaire et certains petits félins tolèrent difficilement la présence d'un congénère au sein de leur territoire. Pour favoriser une bonne entente entre vos pensionnaires, veillez à ce que chacun dispose de sa gamelle, de son coin douillet et de sa litière !Le furet est quant à lui un animal sociable qui vit agréablement en compagnie de ses congénères. Enfin, les rongeurs et les lapins sont pour la plupart des animaux vivant en groupe, mais à la maison, ils doivent disposer de cages suffisamment spacieuses pour cohabiter harmonieusement.

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Entre chiens et chats

La mésentente légendaire entre chiens et chats provient surtout d'un problème de communication entre deux espèces à langage différent. En effet, chiens et chats utilisent des codes comportementaux aux significations parfois opposées. Ainsi, un chien qui remue la queue témoigne sa sympathie à l'égard de l'individu se trouvant devant lui. A l'inverse, les mouvements de queue sont souvent signe d'agacement chez les félins ! De plus, un chat couché sur le dos est souvent sur la défensive alors qu'un chien dans cette position est en situation de soumission. Ces différences de langage sont à l'origine de malentendus se soldant souvent par des morsures et des coups de griffes ! Pour rendre la situation plus facile, il convient de présenter les individus des deux espèces dès leur plus jeune âge, au moment où les animaux se familiarisent le plus facilement à toute forme nouvelle. Pour un chiot, les espèces rencontrées agréablement entre la 3ème et la 8ème semaine de vie seront considérées comme espèces « amies » et pas comme des proies potentielles. Néanmoins, il n'est pas impossible de faire cohabiter des individus adultes entre eux, les relations évoluant favorablement ou non en fonction du vécu et du caractère de chacun, ainsi que de l'environnement dans lequel évoluent les animaux et de la patience de leur propriétaire !

 
Publié par Anne Pensis, vétérinaire le Lundi 08 Octobre 2007 : 02h00