Cinq pesticides classés cancérigènes « probables », dont le glyphosate du Roundup

Le Centre international de recherche sur le cancer (CIRC) vient de classer comme cancérigène « probables » cinq pesticides, dont le glyphosate qui entre dans la composition du Roundup, l’herbicide le plus utilisé dans le monde.

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Le glyphosate du Roundup, un désherbant classé cancérigène « probable »

Les 17 experts venant de 11 pays réunis à Lyon au siège de l'Agence internationale de la recherche sur le cancer (IARC) de l'Organisation mondiale de la santé (OMS), ont établi comme cancérigènes « probables » trois pesticides : le glyphosate, le malathion et le diazinon. Présent dans le Roundup, le glyphosate est le désherbant le plus utilisé dans le monde. Associé à la culture des OGM, il est employé dans l’agriculture intensive, mais aussi par les particuliers dans leur jardin. Ces trois molécules seraient impliquées chez l’homme dans le développement des lymphomes hodgkiniens (des cancers du sang). Le malathion pourrait également être mis en cause dans le cancer de la prostate et le diazinon dans celui du poumon.

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Des traces de ces pesticides ont été retrouvées dans l’air, l’eau et les aliments, exposant, même à des niveaux bas, la population générale, particulièrement celle située à proximité des zones traitées.

Deux autres pesticides ont été classés cancérigènes « possibles » (avec des degrés de dangerosité moins élevés que « probables ») : le tetrachlorvinphos et le parathion.

Pesticides cancérigènes : des preuves limitées

Certains de ces pesticides font déjà l'objet de restrictions dans de nombreux pays, notamment dans l'Union européenne, mais les preuves restant « limitées », aucune interdiction ne sera pour l’instant édictée. À chaque pays de prendre des mesures de précaution vis-à-vis de ces substances reconnues officiellement comme cancérigènes « probables » ou « possibles ».

Générations futures demande à l’Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA) de réévaluer le glyphosate et de procéder à « un retrait (…) immédiat des produits vendus en France à base de cette substance active » (ce qui concerne de nombreuses spécialités commerciales dont certaines destinées aux jardiniers amateurs).

L’Association appelle également les jardineries à « prendre des mesures d'anticipations d'interdiction et de retirer de leurs rayons ces herbicides dangereux pour leur santé et celle de leurs enfants ».

Publié le 23 Mars 2015 | Mis à jour le 23 Mars 2015
Auteur(s) : Rédaction E-sante.fr
Source : Générations futures, communiqué du 21 mars, www.generations-futures.fr.
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