Le chlore des piscines favorise l'asthme

Une nouvelle étude confirme que le chlore présent dans l'eau des piscines favorise le risque de développer un asthme. Plus il y a de piscines dans une région, plus les enfants atteints d'asthme sont nombreux.

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Les piscines au chlore favorisent l'asthme

Le chlore ajouté dans l'eau des piscines a un rôle de désinfectant.

Mais le chlore est également un produit particulièrement volatil qui se retrouve donc facilement dans l'air ambiant.

Ainsi, dans les piscines désinfectées au chlore, l'air respiré contient de grandes quantités de chlore.

La relation entre le chlore et l'apparition de l'asthme est soupçonnée de longue date.

Selon certaines études, 25 % des nageurs de compétition souffrent d'asthme, un pourcentage bien au-dessus des moyennes nationales.

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D'autres indiquent que la proportion d'enfants asthmatiques est plus importante parmi ceux qui fréquentent beaucoup les piscines.

Et d’autres encore ont confirmé cette association en comparant le nombre de piscines par habitant au nombre de cas d'asthme chez les enfants (dans 21 pays européens chez des enfants de 13-14 ans) : à chaque piscine supplémentaire par 100.000 habitants, l'asthme chez les enfants augmente de 2,7 % (1).

Faut-il déconseiller la piscine aux asthmatiques ?

Cela dit, si les risques pulmonaires augmentent avec la fréquentation des piscines, ils restent très faibles. L'objectif n'est donc pas de déconseiller aux enfants la natation en piscine en raison de ce risque accru d'asthme, mais d'inciter les industriels à poursuivre leurs efforts pour développer d'autres procédés alternatifs au chlore pour désinfecter l'eau, tout aussi efficaces et bon marché.

Et même chez les petits asthmatiques, qui sont souvent allergiques au chlore, la piscine reste une activité particulièrement bénéfique. Mais pour eux, il faut rechercher une piscine désinfectée sans chlore.

Publié par Rédaction E-sante.fr le Lundi 31 Juillet 2006 : 02h00
Mis à jour le Vendredi 27 Mai 2016 : 18h07
Source : Nickmilder M. et coll., Occup. Environ. Med., 17 juillet 2006.